vendredi 27 mars 2020

Episode 23 - On joue à la baballe....

 "Puisque tu es enfin sage et Obéissante, tu vas me montrer comme tu es un petit animal bien dressé..."

Hésitante, elle observe le coussin gris et large posé sur le sol. Elle ne l’avait pas vu jusqu’ici.
Il le pointe du doigt et d’un geste de la tête, l’encourage sans rien dire.
Il a le visage calme et souriant, pourtant elle devine en lui une braise sentinelle prête à l’enflammer si elle lui désobéit avant de se répandre à nouveau sur son cul déjà supplicié.

Alors en mangeant sa lèvre elle se déplace vers le coussin et s’y roule en boule.

Il disparaît 5 minutes et revient avec un seau, un balai brosse, une éponge et des gants de vaisselle. Il sort de sa poche un petit pinceau qu’il dépose sur la table et une balle.

Accroupi à côté d’elle, il lui passe la main dans les cheveux qu’il brosse avec ses doigts :
-       « On va jouer à la baballe avant que je ne te fasse ta toilette »

Avec ses grands yeux ronds elle l’écoute lui expliquer la teneur de l’exercice qu’elle aura à exécuter et recommencer jusqu’à la perfection.
D’une part l’idée d’être à quatre pattes comme une petite chienne, complètement nue, alors que lui est habillé et assis confortablement dans le canapé lui semble totalement incongrue.
D’autre part, elle imagine le mouvement lent et appliqué de son bras d’homme, quand il fera rouler sur le sol la petite balle de caoutchouc qu’il tient dans la main, en l’expédiant à l’opposé de la pièce avec une cinétique parfaite.
Elle s’élancera alors, dans une démarche chaloupée, à quatre pattes, la croupe en évidence vers cette « baballe », comme il dit. 
Quand sa tête surplombera le joujou sphérique, elle se penchera pour l’attraper péniblement à pleine bouche, sans utiliser ses mains. 
Puis elle reviendra vers lui, en fuyant son regard satisfait, aidée pour cela par sa chevelure qui mangera la presque totalité de son visage contrit.
Ensuite, elle jettera ses cheveux vers l’arrière d’un mouvement de tête, avant de déposer son butin sur le sol à un demi mètre de lui.
Comme un petit animal appliqué, elle repoussera sa baballe d’une ou deux pichenettes avec le bout de son nez, encourageant ainsi son maître à continuer le jeu.
Si l’exécution globale est imparfaite, il lui fera sentir toute sa contrariété à l’aide des coups secs d’une badine sur les fesses...
Elle fera et refera l'exercice jusqu'à ce que, satisfait de sa performance, il l'embrasse dans le cou en la félicitant.

Et la balle roule…
-       « va chercher ! »




samedi 21 mars 2020

Episode 22 - Une paradoxale victoire


Elle ne peut s’empêcher de le provoquer quand il exige des excuses.
Pas beaucoup, juste un peu, pour voir.
Voir ce qu’il ferait, entendre ce qu’il dirait.
C’est comme ça, elle veut le pousser un peu et surtout qu’il soit là, bien présent, inflexible.
Il les aura ses excuses mais pas maintenant.

Les coups s’étaient pourtant succédés sans complaisance sur ses fesses qui irradiaient.
Elle l’avait observé du coin des yeux pendant qu’il tournait autour d’elle en passant d’un instrument à l’autre.
Spectatrice d’une scène troublante et irréelle, elle en devenait actrice à chaque claquements qui pénétraient sa chair brulante.

Elle reste silencieuse quand il a dit : « Je vous écoute mademoiselle ?»
Quand il réitère sa question, elle se mord les lèvres et grogne : « quoi ? »
Il lui donne alors 10 secondes pour s’excuser et il commence à compter lentement à haute voix.  Avant la fin de l'ultimatum, elle lui lance avec agacement : « Bon, je m’excuse »

Il stoppe et sans rien dire, il attrape la ceinture pendant que, prise au piège dans les sangles, elle essaye de se débattre en suppliant.
Et il fait ce qu’il a dit…

Au dernier coup de martinet, elle a reçu bien plus qu’elle ne pouvait endurer et s’effondre en pleurant toutes les excuses du monde.

Il la détache enfin, la prend dans ses bras pendant qu’elle savoure cette reddition qui a le goût d’une paradoxale victoire. Il la câline longuement silencieusement et lui murmure enfin: "Puisque tu es enfin sage et Obéissante, tu vas me montrer comme tu es un petit animal bien dressé..."