vendredi 20 mai 2016

Daydreaming

L'été revient.
Radiohead aussi !

les culottes fleurissent sous les jupes en pétales. 
Les rêveurs les braconnent à la canne, dans la forêt dense et fraiche...





(Bon, Thom Yorke a un peu morflé et nous rappelle que le temps passe, 
mais sa musique est toujours aussi planante...)

samedi 12 mars 2016

L'invitation à l'errance


Vous êtes vous déjà posé la question de la différence entre le voyage et l’errance.
Non ?
Et bien je dirais que pour le voyage, les étapes s’égrainent sans grande surprise, comme sur des rails, jusqu’à une destination définie au départ.
Peut-on dire alors que nous sommes à chaque moment à l’écoute de ce qui se joue autour de nous? Je ne pense pas, nous sommes bien trop embastillés dans le désir de notre destination.
L’errance, c’est autre chose, c’est une balade sans intention, disponible pour le monde, c’est une excursion sans but au gré de nos rencontres et des invitations.

Voilà ce j’ai tenté d’expliquer à cette poupée en l’envoyant expérimenter les secrets de l’errance au cours d’une petite virée.
Je lui ai dit d’être pleinement consciente et perméable au monde, dans cet état proche de l’ivresse qui nous rend tellement plus vivant.

Elle a pas eu l’air de comprendre. (Les femmes sont vraiment compliquées, parfois...)


Barcelone! (Barri Gòtic) et la photo de Monsieur Bauer.. (merci Amigospanko)

dimanche 7 février 2016

Un cerveau, au poil !


Il y a quelques jours, j’étais sur une plage de sable blanc, allongé au soleil, bercé par le métronome des vagues qui me léchaient presque le bout des pieds.

Je repensais à cette découverte sur les canaris niqueurs (c'est moi qui les ai baptisé comme ça ces canaris) qui a jeté un pavé dans la mare de nos croyances en matière de neurologie.
En effet alors que pendant des années, on a cru que le tissu de notre cerveau ne se renouvelait pas mais déclinait pendant toute notre vie, des scientifiques ont découvert qu’en fait, siiiiii ! Et que, au contraire, toutes nos activités d’apprentissage mènent à la création de petits amas cellulaires dans notre hippocampe et sur la périphérie de notre cortex.
Comment ils ont découvert ça ? Et bien en faisant des expériences sur les taxis londoniens, les mésanges de je ne sais plus quel pays et les canaris niqueurs.

Par exemple, un canari niqueur pour « pécho » utilise un chant de parade et c’est ce même chant reproduit à l’identique qu’il va siffler tout l’été comme s’il ne connaissait que celui-là.

Le truc de ouf, c’est qu’on a démontré que les cellules neuronales de la mémoire, où était stockée la partoche du chant des amours de l’été passé, disparaissaient l’hiver venu, rendant le malheureux incapable de siffler à nouveau le chant qui lui avait permis de « pécho »  sa gonzesse....
D’ou certaines tensions dans le couple :

« Dis mon coeur, tu me resiffles notre chanson ? »
« Heuuu, pviivv viii, heu non ! attend bébé… ça faisait je crois, pvi viv ptpip, merde, non plus ma poupée…  peut-être: tit tit kiki… merde, c’est pas ça, c'est pas ça non plus... heuuu, je comprends pas, c'est la première fois que ça m'arrive...  »
(Air navré de la gonzesse devant l’absence apparent de romantisme de son mec. Air contrit du mâle devant sa débandade vocale !)

Mais ce drame du quotidien ordinaire d’un couple de zoziaux, à l’origine de tant de désordres conjugaux, a permis de faire une sacrée découverte !!!!
En effet, le printemps venu, de nouvelles cellules apparaissent dans l’hippocampe et dans ces cellules s’inscrit une nouvelle signature sonore pour le dragueur beau siffleur, totalement différente de celle de l’année précédente mais toute aussi identique pour tout l‘été à venir.

Les turpitudes de ce canari niqueur* font naitre en moi quelques réflexions, outre le fait que ce saligot doit pécho chaque année des nanas très différentes avec sa méthode !

La première, c’est qu’il faut faire marcher son cerveau si on ne veut pas qu’il s’atrophie.
En gros, on est pas à l’abris de devenir con même si, et je cite Jean-Claude Van Damme : « quand t’es con, tu sais pas que t’es con, puisque t’es con…alors que quand t’es pas con, tu sais que parfois t’es con… ».
Logique imparable !
Moi, je me classe plutôt dans la catégorie 2 de la classification Van Damme, alors j’essaye de faire marcher mon cerveau.

Par exemple, afin d’apprendre une nouvelle discipline, je me suis lancé dans l’épilation à la cire. Un truc d’esthéticienne !
Je le fais à la bandelette et à la cire. (Oui, je sais, la bandelette c’est douloureux pour le sexe… c’est mieux avec une cire spéciale pour le sexe, mais bon…).
Ce que j’aime terriblement dans la cire et les bandelettes, c’est quand elle est allongée sur le ventre et que toute gênée, elle écarte ses fesses avec les mains pour rendre accessible toute la raie de son cul.
Et moi, avec lenteur et application, j’étale avec une petite spatule la cire mielleuse tout autour de son œillet avant d’y plaquer méthodiquement une bandelette que je décolle ensuite d’un mouvement sec.
Elle, elle ne bronche pas, immobilisée dans cette position inconfortable, les mains toujours à leur place, pour présenter l’anneau de son cul et le chemin de son périnée pendant que les bandelettes défilent.
Et ça dure, le temps qu’il faut pour que je sois satisfait de mon travail.
J’écoute dans sa respiration, je lis sur ses joues rouges une farandole d’émotions qui dansent jusqu’au plus profond de son entrecuisse : la honte, l’excitation, la douleur, l’envie.
Je prends mon temps en essuyant de temps en temps l’humeur démonstrative qui suinte doucement entre ses lèvres alors que je sens ma queue se tendre au rythme des battements de mon cœur qui s’accélèrent…

La deuxième constatation, qui a été démontrée par d’autres expériences assez rigolotes, c’est que tout au cours de notre vie et de nos apprentissages, notre cerveau change, nous gagnons certaines facultés au détriment d’autres que nous perdons dans un jeu de vases communiquant .

Et ça c'est énorme, parce que cela veut dire que tout au long de notre vie, d’expérience en expérience, de rencontre en rencontre, nous changeons…


*Petit aparté pour les canaris niqueurs: sortez couverts, les gars !
Le préservatif est un truc super important !  Sans lui on a perdu Freddy Mercury  et sans lui, on a eu Justin bieber ! Voyez le topo?



mardi 26 janvier 2016

La balle des Débutantes


Elle  l’écoute avec ses grands yeux ronds lui expliquer la teneur de l’exercice qu’elle aura à exécuter et recommencer jusqu’à la perfection.

D’une part l’idée d’être à quatre pattes, complètement nue, alors que lui est habillé et assis confortablement dans un canapé de cuir lui semble totalement incongrue.
D’autre part, elle imagine le mouvement lent et appliqué de son bras d’homme, quand il fera rouler sur le sol la petite balle de caoutchouc qu’il tient dans la main, en l’expédiant à l’opposé de la pièce avec une cinétique parfaite.
Elle s’élancera alors, dans une démarche chaloupée, à quatre pattes, la croupe en évidence vers cette baballe, comme il dit. 
Quand sa tête surplombera le joujou sphérique, elle se penchera pour l’attraper péniblement à pleine bouche, sans utiliser ses mains. 
Puis elle reviendra vers lui, les yeux fuyant son regard, aidée pour cela par sa chevelure qui mangera la presque totalité de son visage contrit.

Ensuite, elle aura ce geste de femme en jetant ses cheveux vers l’arrière d’un mouvement de tête, avant de déposer son butin dans le creux de la main qu’il tiendra tendue sous son menton.

Et elle recommencera l'exercice jusqu'à ce que, satisfait de sa performance, il l'embrasse dans le cou au lieu de lui faire sentir toute sa contrariété devant une exécution imparfaite, avec un coup sec de badine sur les fesses...


mercredi 13 janvier 2016

Monsieur Méchant fait de la Peauésie




Une ceinture de dix-huit mètres   
Avec une main qui la fouette
ça n’existe pas, ça n’existe pas

Une ceinture léchant un cul
Sur un banc docilement étendu    
Ça n’existe pas, ça n’existe pas

Une ceinture dressant affreuses,
Dressant vilaines et crâneuses,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas

Et pourquoi pas… ?





Salut Bowie !

samedi 9 janvier 2016

Méchanceté n°11


Rétention d’Objets...
Imaginez…
Deux boules dorées, lumineuses et tactiles avec leurs grelots lourds et mobiles, reliées l’une à l’autre par une jolie corde blanche.
Nichez ces boules « japonaises » dans un écrin de chair rosée, afin que seules la cordelette et son extrémité annelée ne soient visibles.
Une parure invisible, un bouquet garni pour vilaine en mal de tourment.

Rétention d’O
Imaginez une bouteille d’eau minérale, engloutie difficilement. Chaque centilitre s’écoule jusqu’à l’estomac de cette vilaine tourmentée. La physiologie veut que cette eau diffuse, d’abord dans le sang, puis à travers la paroi des néphrons qui composent les reins avant de s’écouler par l’uretère jusqu’à un réceptacle final: la vessie !
Les parois de la vessie vont se distendre à mesure qu’elle gonfle sous cet afflux d'eau et comprimer toute la région du bas ventre.
C'est le cycle de l’eau (ou de « l’O », pour les puristes), mis en évidence par un loup expérimentateur sur vilaine.

L’Histoire d’Eau …
Le jeu consiste à mettre en place ces boules japonaises alors que l’on se trouve dans un endroit public, particulièrement fréquenté.
Puis à faire boire à la vilaine une bouteille d'eau (Contrex pour les vicieux) jusqu'à la dernière goutte, comme on engloutirait une bombe H de 'O' et sa minuterie fatale.
Il ne reste plus qu'à siroter le temps à la terrasse d’un café, en attendant l'inéluctable issue de ce cycle de l'eau que l'on vient d'enclencher.
Alors s'invite l’heure de se rendre dans un grand magasin (Printemps, Galerie Lafayette, Samaritaine) pour des essayages.

Action ! mOteur…
Les galeries Lafayette bondées par un jour de soldes.
Une vilaine perdue au milieu de cette marée humaine. Elle ne marche plus, non elle glisse comme un fantôme sur un lac, une cinématique stable sans accélération.
Ses yeux sont fixes. Que regarde-elle ? rien, Elle se scrute et s’observe, concentrée à contrôler cette marée qui monte lentement.
Elle n’entend plus rien. Elle ne voit plus rien. Elle me suit et fait ce que je lui dis, trop occupée à surveiller le niveau de l’O et éviter que la digue ne cède.

Des jupes, voilà ce que je cherche ! Nous en sélectionnons quelques une avant de disparaître dans le couloir qui mène aux cabines d’essayage.
Des couples, des femmes, affairés à la compatibilité de ce qu’ils aimeraient porter et de ce que il peuvent vraiment porter ! Le rideau d’une cabine s’efface quand nous y pénétrons.
Elle se lance alors dans ses essayages.
Elle n’a pas de culotte, c’est la règle, ses gestes sont lents afin de ne pas mettre en mouvement cette masse d’eau contenue et risquer la rupture.
Et moi, je déguste l’instant et les jupes qui défilent.
Nous en sélectionnons une !
Puis vient le temps de cette fessée que je lui avais promise.
« Bébé, une promesse est une promesse, approche »
Elle reste debout, légèrement courbée quand mes mains s’abattent sur son cul. Ca résonne comme dans une "cathédrale".
Elle me regarde, livide: « loup, chuuuuttt… tout le monde doit entendre ! »
« ça c’est bien possible ! » je lui réponds en souriant.
Ma main continue, sûre, gourmande et sonore.
Son cul se teinte de cette couleur carmin qui contraste avec la blancheur de sa peau.
(Je bande, mais je contrôle mon excitation - grand sourire -)
Nous sortons. Elle n'ose à peine regarder autour d’elle en sortant, tandis que moi, je profite de l’instant pour rendre hommage à mon auditoire avec un large sourire de circonstance…
D’autres rayons, d’autres jupes; une jupe de chez Kookaï accroche son regard.
Retour dans les cabines, de l’autre coté du magasin.
Nouveaux essayages, elle est emballée et moi, je suis terriblement « en tension » au propre comme au figuré.
Je lui appuie sur les épaules, la forçant à se mettre à genoux.
Sa bouche est mise à l’index avant que ma queue n’en abuse en s’invitant jusqu’au fond de sa gorge.
Mes mains empoignent sa tête, qu’elles dirigent dans un va et vient régulier.
« Ne bouge pas !».
Je la relève et ma main plonge entre ses cuisses en y creusant sa déchirure.
Elle me dit qu’elle va jouir.
- « Non ! ne jouis pas maintenant où tu gardes cette eau encore deux heures… »
Je la fouille, joue avec son clitoris.
Elle, elle est ailleurs, absente du monde, dans une lande intérieure.
Je l’entends qui répète d’une voix faible à peine audible « ne pas jouir…ne pas jouir… ».
Ses yeux sont mi-clos.
Je fouille ses orifices, lui claque le cul, caresse son ventre bombé par sa vessie, lui suce les seins.
Cela dure. Un peu. Suffisamment.
Elle me supplie: « Est ce que je peux jouir… ?»
« Bien, bébé, tu vas pouvoir jouir, je vais compter à rebours de dix à un. Je veux que tu jouisses à 1 ! »
J’ai fait ce décompte, Elle a joui. à 1, précisément.
Inespéré, incongru, ce fût ainsi !

La délivrance : la lâché d’O
Une voiture s’arrête en bordure d’un sous bois de garrigue
La porte s’ouvre.
Elle descend précipitamment en s’accroupissant entre la portière ouverte et la voiture.
Je la regarde, elle a le visage crispé.
Au moment de la délivrance, partagée entre douleur, brûlure, honte et excitation, elle me crie : « salaud !!!!! »

Suis-je vraiment un sale "O"?

-Grand sourire-



mercredi 6 janvier 2016

Touchez à rien siouplez !


Depuis quelque temps, les nouvelles années me filent le bourdon !
Je ne comprends pas comment on peut se bécoter autant pour la simple et suffisante raison que demain s’écrit avec 365 jours de plus !
Non parce que tu vois, faudrait qu’on se réjouisse de ces années qu’on nous refourgue au nom d’un principe supérieur à la con ! 0_°
D’autant plus que d’après mes calculs, si ça continue comme ça, ce supplément de bag-âge finira par nous pousser hors du terrain de jeu, c’est moi qui vous le dis !
Mais quel est le blaireau qui a inventé tout "ça" ?

Et puis, moi là, je suis très heureux de ce que j'ai, je veux surtout pas qu'on touche aux réglages.
Et même, si j'avais pas été emballé de ce qui m'arrive, j'aurais pas attendu la fin de l'année pour faire le ménage.
Comme si y-avait un reset du système d'exploitation le 31 décembre? pendant qu'on barbotte dans une piscine de champagne gavé au foie gras et aux langoustes?

Alors si vous voulez me souhaiter un truc, surtout: "Qu'on ne touche à rien!"

Bon, je vous souhaite quand même une bonne Année, soyez heureux, il n'est jamais trop tard pour songer à l'être.

Sinon, c'est quoi vous, vos résolutions..... pour la première semaine de janvier ? :p