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samedi 28 août 2021

Une porte qui s'ouvre


Quelques photophores illuminent la pièce et le cadre du lit sur lequel elle est attachée, les jambes formant la base d'un grand X pornographique.

Presque nue, elle est contrainte à l’immobilité, sanglée par le chanvre et le cuir.
L’écartement de ses jambes exhibe l’indécence de son sexe et du trou de ses fesses, qui s’ouvrent et s’exposent. 

Elle surveille la porte qui donne sur le salon. Cette porte fermée, d’où viennent ces voix d’hommes et de femmes accompagnées de tintements cristallins de coupes qui trinquent.
Elle a les yeux rivés sur la poignée de cette porte, car la poignée va basculer, la porte va s'ouvrir et déverser une petite marée d’hommes et de femmes, dans l’intimité de la chambre. 
Résignée, le sexe accessible et totalement disponible, elle appréhende l’instant fatal et son essaim de curieux, témoins de la honte qui lui empourpre le visage et enfièvre son bas ventre. 

Elle ne pourra que fermer les yeux, Oh maigre réconfort face aux commentaires qui affluent et à ces mains visiteuses qui assouvissent leur curiosité sans retenue. 
Elle ressentira une décharge dans le bas ventre quand une femme s'amusera de son sexe luisant qui mûrit à vue d'œil  et bave ses humeurs démonstratives. 
Elle n'aura aucun recours pour empêcher la sévérité de ces doigts, qui lui pincent la pointe des seins, inspectent la rigueur de son épilation, explorent son visage et ses cheveux. 

Elle ne pourra dissimuler ni sa respiration forcée, quand un doigt ira éprouver son anneau et la tonicité de son périnée, ni un gémissement quand deux autres glisseront autour de son clitoris en creusant son sexe..
Inéluctablement, elle aura honte d’être ainsi fouillée, livrée et de ressentir un plaisir pervers pendant cette profanation. 
Elle aura honte de ces voix qui commentent le spectacle de son excitation et de son corps qui ne lui obéit plus mais s’abandonne, complaisant, à ces mains affamées.

Alors avec appréhension, elle scrute la poignée de la porte d’où viennent ces voix d’hommes et de femmes et le tintement de ces coupes qui trinquent. 

Et fatalement, la porte s’ouvre…

samedi 17 octobre 2020

Tirer le Grelot !


Mais je le sais que je suis bizarre, héhooo, je saiiiis !
J'aime jouer à la poupée tout autant qu'au dressage de pouliche !
Une fois, j'avais tendu un gros fil en coton depuis le bas du pied de la table jusqu'à une applique murale de manière à ce que cette cordelette monte en pente douce comme le câble d'un petit funiculaire. Sur ce fil, j'avais pincé deux petits grelots, comme deux petits mouchards, insolents et moqueurs...

Je vous raconte? Bon, je vous raconte !

Elle me regarde en essayant de comprendre où je veux en venir et n'obtient aucune autre explication qu'un: "Mets-toi sur la pointe des pieds".
Je me baisse : "Plus haut les pointes! ". Elle Obéit.

Je mesure précisément la distance qui va de la moquette jusqu'aux lèvres de son sexe. Je retranche de cette longueur la largeur de trois doigts. Je définis ensuite sur le fil tendu le point dont la hauteur par rapport au sol est égale à la longueur obtenue précédemment et j'y pince un troisième grelot !

J'ai perdu qui là? tout le monde suit? Je sais, c’est très très technique et j'essaye d'être précis. Bon je peux vous le dire maintenant, j'ai une formation d'ingénieur alors j'vais vous faire un tit crobar (même si j'suis pas foutu de crayonner un mouton, je dessine comme une enclume ! faudrait que je demande à Stan ! ).

C'est plus clair?

Ensuite, je place ma pouliche à coté de la table, à califourchon sur le fil. Ses jambes sont légèrement écartées et elle a les mains sur la tête.

Je lui apprends l’enchaînement suivant:  "talons, pointes des pieds (pendant que je décompte 20 jusqu'à zéro) puis talons ! ». Elle l’exécute une première fois à la perfection. Good girl !

« Avance d’un pas, juste un pas, pas plus et sans toucher la corde ! »
La demoiselle glisse doucement d'un pas, en prenant soin de ne pas réveiller les grelots qui sommeillent.
De nouveau, je lui dicte l’enchaînement et ma cravache bat le décompte de ma voix sur le plat de ma main comme la baguette du maestro. "excellent travail !"
« Avance à nouveau ». Elle glisse d'un pas.

Vous voyez l’enchaînement ? limpide, précis et appliqué?
Elle en a fait quatre, chacun suivi d'un pas et c’est là, juste après, que la merveilleuse mécanique que j’avais mise en œuvre s’est enrayée...

Ça commence par un grelot qui soupire, la pouliche qui s’immobilise, ma cravache qui la cingle, avant qu'elle ne recommence depuis le départ, au niveau de la table.
Puis après 3 enchaînements impeccables, un grelot moucharde à nouveau, nouvelle correction pendant que je la sermonne. Nouveau départ !
Elle recommence l'exercice, serre les dents, nouvelle défaillance, elle s’énerve et tape du pied sur le sol de rage.
Son envie de réussir est presque plus forte que mon envie de la voir réussir.

Ma voix se durcit, ses yeux se troublent sous les morsures de ma cravache. Encore le point de départ, encore... encore...

Il y a des jeux où l’on peut s’investir au-delà du raisonnable, comme si on jouait sa valeur d’homme ou de femme sur une épreuve absurde, vécue avec démesure.
C’est tout un petit séisme qui s’est invité en elle ce soir-là, la rendant tellement vulnérable dans son obsession de bien faire. Et elle s'est noyée dans une océan de larmes pour gravir cette ascension. 

Quand elle repris pied après ce petit naufrage, c'était sur la terre ferme ou plutôt un lit, dans le berceau de mes bras qui la câlinaient.

Etrange comme le chaos et le déséquilibre sont, parfois, des chemins nécessaires pour trouver la sérénité de l’instant parfait.

samedi 5 septembre 2020

Le Syndrome de Stockholm

 


Elle est sur le lit, immobile et offerte sur le dos.

Funambule d’un fil invisible qui se tend entre excitation et inquiétude.
Je ne parle plus, les loups parlent-ils quand ils convoitent l’âme de celle qui leur est 'chair'?
Je n’ai que mes yeux noirs d’envies sulfureuses, ma bouche, ma langue et les baisers cinglants d’une cravache de cuir qui mord quand elle ne caresse pas.
J'ai roulé sa culotte sur une de ses fesses pour la rendre accessible en la poussant sur le lit.
Le bout de ma cravache relève sa jupe, dévoile l’intimité de son sexe en pressant l’intérieur de ses cuisses pour en forcer l’ouverture.
Je plaque la langue de cuir sur sa fente, comme une petite main qui viendrait en condamner l’accès avec provocation.
Dans un frôlement, la pointe de cuir noir glisse sur ses bas, en descendant le long de ses cuisses et ses jambes jusqu’aux talons de ses chaussures.
Je tourne autour de ma Belle prise, alors que la transe me gagne et que l’homme s’efface pour laisser place à l’Animal.
Mes mains basculent ses seins en dehors de son soutien gorge, ils se raidissent et se tendent alors que mes lèvres les pincent. Je les lèche.
Je cherche son odeur dans ses cheveux, puis dans son cou que je goûte à coups de langue. Je la tète juste en dessous de l'oreille.
Ses yeux brillent et moi je m’y plonge comme dans l'eau fraiche et vive où l’on abreuve une soif orpheline.

Toujours le silence. 
Toujours nos souffles et parfois un gémissement qui s’échappe de sa bouche.

Elle est à moi, offerte, abandonnée, consentante et j’éprouve mon pouvoir.
Je pointe la cravache sur le bout d’un sein que je claque légèrement une première fois, j’observe sa réaction et récidive sur l'autre téton qui se tend à son tour.
Furtivement, elle m'observe, immobile et captive.
Ma cravache renouvelle ses morsures, un peu plus fortement, ses seins sont raides et leurs pointes se cabrent.

Je lui fais face à nouveau, cingle l’intérieur de ses cuisses pour en forcer l'ouverture.
Je prends mon temps, une morsure, une caresse, une morsure, un frôlement. 

Sa respiration s’altère.
Sans un mot, je la retourne sur le lit,
- « Cambre-toi ». Elle Obéit
- « Présente-moi ton joli cul ». 
Elle obéit et lève les fesses en forçant sa cambrure.
Je pointe l’index sur son anneau dont j’éprouve l’élasticité alors que ma queue bat contre ses fesses au rythme de mon sang qui afflue.

J’invite mon sexe en elle, je l'ouvre doucement et lentement j'en deviens le maitre absolu.

Je lui chuchote dans le creux de l’oreille :
- « Est-ce que tu me sens ? »
- « Oh oui, Monsieur »
- « Ou suis-je ? »
- « Dans mon cul, Monsieur »
- « Oui, je suis dans ton cul, je te sens, je te remplis, je te visite et tu es à moi, je veux que tu me serres ». 
Elle Obéit, son périnée m'enlace.

Ma voix exige avec intransigeance, la sienne s'abandonne et obéit. Avec la rigueur des tangos de Milonga, elles avancent ensemble vers une destination inconnue.

La rondeur de ses fesses bât contre mon bas ventre quand j'amplifie mes va-et-vient et que ma main se pose sur sa tête.
Plus je lui appuie sur la tête, plus son cul se donne et se tend vers moi.
Elle gémit, s’abandonne. Elle crie. 

Je lui murmure d’indicibles envies, elle me répond avec indécence.
Cela dure.
Mon coeur s'épuise, pendant que je m'agrippe à elle, comme à une terre promise.
Enfin elle m'adoube de ce troublant pouvoir:

- « Est-ce que je peux jouir ? ».  Je lui fais répéter, elle répète.
- « Est-ce que je peux jouir, Monsieur ?»

Le pouvoir n’est jamais aussi enivrant que lorsqu'il rend ses victimes consentantes...

dimanche 30 août 2020

Des manières de rustre ?

On dit de moi que j’ai des manières de rustre !!! 

De rustre???? Ça me laisse perplexe... 

Pourtant, hier encore, je l’ai embrassée tellement que j'en ai manqué d'air, je lui ai raconté ma chair en manque avec passion. 
Ensuite, je me suis appliqué à la laver, la savonner, la sécher et la crémer avec ce lait aux senteurs de Monoï.
Je l’ai coiffée longuement avant de lui fixer une barrette dans les cheveux, l'ai parfumée.

J'ai même étalé du talc autour de son sexe avec un pinceau, en évitant soigneusement que le silicate ne s'agglomère avec les humeurs démonstratives qui s'échappaient d'entre ses lèvres, je vous raconte pas le boulot minutieux et la patience du "ruuuustre" !!!!

Et quand je lui ai demandé si elle se sentait bien, même qu'elle m’a répondu: « Oui Monsieur », tiens d'abord !
Alors elles sont ou ces 'manières de rustre', hein?? noméhooo. 

Ensuite? 
Nous sommes ‘romantiquement’ partis en balade pour visiter l’hôtel !
Non vraiment, il y a un truc qui m'échappe...

dimanche 21 juin 2020

Exercice numéro 19: Le Fil Rouge

En travers de la pièce j'ai tendu un fil de laine rouge sur lequel sont pendus deux petites clochettes promptes à moucharder la moindre vibration.

Elle est là, debout sur la pointe des pieds, à califourchon sur ce fil qui passe entre ses cuisses et frôle les lèvres de son sexe en son milieu.

 

Ses mains sont posées sur sa tête et les traits de son visage révèlent la concentration qu'elle déploie pour réussir son exercice.

 

Il faut maintenir les grelots silencieux et rester immobile.

 

Un infime mouvement, une imperceptible oscillation et ces mouchards s’agitent pour dénoncer la vilaine qui devait rester immobile sur ce coin suspendu au milieu de la pièce.

Un infime mouvement et les clochettes m'appellent pour que je corrige et fesse la petite maladroite qui a failli. 

Ses fesses sont déjà rouge, encore brulantes des défaillances passées. 

 

Moi, hypnotisé par ce sexe délicieusement solidaire du fil de laine, j’observe, intrigué.

Sans un mot, je spécule sur la capacité de cette demoiselle à maintenir la pose pendant le temps que je lui ai fixé.

Elle tente de maintenir l'équilibre perchée sur ses jambes douloureuses qui tétanisent. 

Appliquée et Obéissante. Bonne petite

 

Et là! 

Non, ce n’est pas pôoossible !

Grand dieu !

(Notez les efforts de votre serviteur pour signaler au lecteur qu’il s’agit là du climax)

Je m’approche un peu plus près pour examiner cette fente qui a happé une partie du fil rouge.

Un humeur démonstrative s'en échappe et commence à imbiber la laine. 

Elle mouille… (grand sourire)

 

 

APPEL A PARTENARIAT:

Ce texte attend des photos personnelles pour l'illustrer..

A votre bon coeur et vos belles fesses !



Une très jolie contribution de la petite braqueuse en guise d'illustration.




Who's next? 

The next one is Dita ! :)

Merci pour cette deuxième très jolie contribution !



Et ensuite? 😇


 



dimanche 31 mai 2020

Exercice numéro 18: Plug and Play

Mademoiselle, 


Vous trouverez dans le paquet joint à cette lettre, un oeuf vibrant dont la couleur barbapapa vous témoignera, une fois de plus, du romantisme qui asservit votre serviteur.

Ne voyez, dans cette attention, que l'unique expression d'une ambition démesurée, celle de vous guider (le terme téléguider serait plus adapté...) sur les chemins de vos fantaisies qui sont aussi les miennes.

Cet oeuf est accompagné d'une télécommande avec 10 programmes. 

Vous avez la semaine toute entière pour apprendre les numéros de ces programmes, le type de vibration qui les caractérisent, ainsi que les fonctions qui leurs sont attribuées.

Bien entendu, vous ferez ces devoirs après avoir niché l'oeuf entre vos cuisses afin que votre chair se familiarise avec les séquences vibratoires.


Les fonctions de ces programmes sont très simples (si si, voyez vous-même):

P1: Avancez

P2: Reculez 

P3: Tournez à droite 

P4: Tournez à gauche 

P5: Levez les fesses 

P6: Baissez les fesses 

P7: Écartez les cuisses 

P8: Fermez les cuisses 

P9: Mettez-vous à quatre pattes 

P10: Mettez-vous debout 


Mademoiselle, il est important que vous connaissiez ces fonctions sur le bout des doigts (le bout du clitoris est une expression surement plus appropriée ... -grand sourire-) 

Moi qui n'ambitionne que de vous guider avec précision sur les chemins de l'Obéissance, j'aurai alors l'opportunité de le faire sans l'ombre d'une erreur.

Vous me connaissez et savez que toute erreur sera sanctionnée avec le cuir et la rigueur de ceux qui veillent à votre investissement éducatif.


Jeudi, vous porterez une tenue très féminine. Vous n'aurez ni culotte, ni soutien gorge. 

A 15h, vous vous rendrez à l'adresse qui vous sera communiquée par texto.

Vous sonnerez à la porte et vous vous mettrez à quatre pattes après avoir niché l'oeuf entre vos cuisses.


Quand j'ouvrirai, vous aurez la télécommande délicatement présentée en travers de la bouche. 

Je la prendrai et vous guiderai pour aller prendre un petit goûter en très bonne compagnie...



Cher Monsieur, 

Le cabinet de curiosité a œuvré toute la nuit pour vous offrir le récit du goûter de votre blog. S'il vous convient nous vous proposerons l'illustration qui va avec pour votre publication.

Cordialement,

Aurea, du Cabinet de Curiosités 

(Sourire)

 

Il est 15h. La porte s'ouvre sur ma posture à quatre pattes de petit animal. Durant quelques interminables secondes nos regards se figent l'un sur l'autre avant que ses mains ne se posent avec douceur sur mon visage.

Mes lèvres lui tendent la télécommande de l'oeuf vibrant couleur barbapapa que j'ai glissé entre mes cuisses avant de venir.

Il murmure à mon oreille d'être courageuse et bien sage cette après-midi, de me montrer très obéissante et de le rendre fière. Il me dis ne ne pas avoir peur, que la longue laisse métallique qu'il attache à mon collier ne quittera pas sa main et qu'il ne sera jamais très loin de moi.

Chacun de ses mots me trouble et me captive. Je sens émerger à la naissance de mon sexe un petit filet d'excitation.

Il récupère la télécommande, dépose sur mes lèvres un baiser et active P1, avancez...


J'entre très lentement dans la maison, le regard caché derrière une dérisoire petite mèche de cheveux. Il me mène par la laisse jusque dans une pièce animée par les voix d'inconnus.

Un silence presque religieux gagne la pièce quand j'y pénètre.

Je tremble d'appréhension et d'envies en devinant les regards posés sur moi.


L'oeuf niché dans mon intimité change de programme. Je tourne à la rencontre d'un convive.

J'obéis aux ordres d'un petit objet en plastique et mon sexe coule au rythme de ces inhabituelles présentations.

Quand il me fait monter la table basse qui fait office d'estrade je sais qu'il y a deux hommes et une femme.


Je m'immobilise et l'écoute très attentivement parler de moi à la troisième personne - je suis l'animal de compagnie de ce divin goûter.


Il me fait allonger sur le dos pour me faire faire quelques exercices:

P7, j'écarte les cuisses

P8, je ferme les cuisses

P5, je lève les fesses

P6, je baisse les fesses


Une des invités s'approche de moi.

P7 me fait écarter les cuisses et P5 me fait lever les fesses pour présenter mon intimité à cette inconnue qui veut me goûter.

Bien à sa place, le jouet ronronne et sa langue à elle me fait gémir doucement.

La main d'un homme se pose sur mes seins et j'offre ma bouche au dernier convive.

Tout le monde goûte à cet encas particulier et je m'abandonne à cette "scène" là.


L'instant est si troublant que j'en oublie d'obéir à la dictée des maux de plaisir de la télécommande.

Je m'en rend compte quand le monde se fige alors qu'il affirme: 

- "Mademoiselle, vous allez être punie"

Mes joues s'empourprent de honte.


Il active P10, je me met debout.

Il me penche en avant.

- "Mademoiselle, vous allez être punie par l'assemblée que vous venez de décevoir en cessant de vous montrer attentive aux ordres des vibrations de votre œuf barbapapa !

Dix coups par convive me semble nécessaire pour vous remettre sur le droit chemin de l'obéissance et, vous aurez à deviner l'instrument qui vous châtie. Si vous vous trompez vous subirez la correction une deuxième fois et ce, jusqu'à ce que vous tombiez juste. Est ce bien clair, mademoiselle ?

- Oui, Monsieur".


C'est le martinet qui ouvre la danse de ma correction avant que ne "frappe à mon corps" une cravache de dressage et une badine.

En confondant le strap et la ceinture je m'offre une série supplémentaire du goût sévère de cette dernière.

La punition est terminée. On me caresse, on me félicite, on me déshabille. On touche à mon sexe, à mes lèvres, à mes seins et à mes fesses.

L'oeuf vibre et mon corps tremble.

De petites larmes perlent le long de mes joues alors que le lit d'envies de mon sexe est en crue.

Le monde tourne autour de moi et je veux jouir des émotions qu'il me procure.


Il me fait rallonger sur le dos. Mon regard se plante dans le sien pour s'accrocher  à Notre complicité.

Il a posé sur mon corps ses quatre mains et ses deux langues. Je ne vois plus que Lui.

Je suis un petit volcan qui n'arrive plus à contenir son éruption. Je lui demande un peu timidement l'autorisation de jouir.

J'aime son regard quand il me répond:

 

"- Vous avez le droit Mademoiselle vous avez été sage"





samedi 12 mars 2016

L'invitation à l'errance


Vous êtes vous déjà posé la question de la différence entre le voyage et l’errance.
Non ?
Et bien je dirais que pour le voyage, les étapes s’égrainent sans grande surprise, comme sur des rails, jusqu’à une destination définie au départ.
Peut-on dire alors que nous sommes à chaque moment à l’écoute de ce qui se joue autour de nous? Je ne pense pas, nous sommes bien trop embastillés dans le désir de notre destination.
L’errance, c’est autre chose, c’est une balade sans intention, disponible pour le monde, c’est une excursion sans but au gré de nos rencontres et des invitations.

Voilà ce j’ai tenté d’expliquer à cette poupée en l’envoyant expérimenter les secrets de l’errance au cours d’une petite virée.
Je lui ai dit d’être pleinement consciente et perméable au monde, dans cet état proche de l’ivresse qui nous rend tellement plus vivant.

Elle a pas eu l’air de comprendre. (Les femmes sont vraiment compliquées, parfois...)


Barcelone! (Barri Gòtic) et la photo de Monsieur Bauer.. (merci Amigospanko)

lundi 21 décembre 2015

Je file un mauvais coton


Je file un mauvais coton.
L’autre jour par exemple, je l’ai lavée après qu’elle se soit délassée dans une baignoire jacuzzi.
Je l’ai ensuite sortie du bain et essuyée longuement, des épaules jusqu’aux pieds, en prenant tout mon temps malgré un plaisir coupable.

Pire ! Alors qu’elle était allongée sur le lit, je l’ai couverte de baisers comme si ma vie en dépendait. J’ai ensuite étalé sur le corps de cette petite princesse un lait parfumé, les mains en amour de la peau sur laquelle elles dansaient.

Je sais, j’ai honte, j’ai manqué à tous mes devoirs et en premier lieu au « Code du Méchant » , ce phare qui nous guide pour maintenir le cap, quand une tempête de douceur s’abat sur notre barcasse, nous inonde de ses embruns romantiques et qu'il ne nous reste plus qu'à écoper, à la sueur de ce que nous avons de plus sombre.

Je reconnais avec contrition que je me suis couché contre elle, alors qu’elle était nue sur le ventre. Mon bas-ventre, en orbite autour de son cul, oscillait comme un astre déchu autour de son étoile.

Et là, comme un malheureux sous hypnose, le nez dans son cou, j’ai joué avec ses cheveux comme on joue à la poupée, en les passant derrière l’oreille, en dégageant sa nuque pour que ma bouche s’abandonne dans son cou.
Navrant. 
Désespérant.
J’espère que personne ne m’a vu.
D’ici à ce qu’on me foute un blâme et qu’on me rétrograde au rang de simple « Vilain », y-a qu'un pas...

On n’est pas suffisamment péparé aussi. 
On est mal formé pour côtoyer ce genre de poupée qui se blottit contre nous comme si nous étions leur unique refuge pour la nuit.
Elle vous immerge sous ses baisers, se refugie contre vous avec une désarmante fragilité et là, comble du désenchantement, vos bras l’enlacent, une main sur sa tête et l’autre sur son cul encore chaud, réduisant ainsi à néant trente années dédiées à la méchanterie et ses fantaisies

Cet état second a duré quelques secondes ou quelques années, je ne m’en souviens plus.

Je sais juste qu’en reprenant mes esprits qu’elle avait outrageusement embastillés, je lui ai ordonné de prendre une position et de ne plus bouger.
Ensuite, et bien je l’ai heu... sodomisée (elle avait obtenu son diplôme la veille !). Il fallait que je reprenne le contrôle. Quand on tombe de cheval, il faut tout de suite remonter (oui, la métaphore n’est pas galante mais on est méchant ou on ne l’est pas !).

pfffff, je reviens de loin, vous savez !



lundi 20 avril 2015

Fifty Shaves of Mr Méchant


Mademoiselle

Mon visage vous est inconnu mais j’espère que ma réputation me précède.
Je suis un petit artisan asservi au bonheur des dames et qui met toute son ambition à la seule gloire de la féminité et l’exploration de ses secrets  chemins.

Aussi, je ne sais comment vous remercier de vous en remettre à mes services en ce qui concerne l’épilation de votre entrecuisse et de la raie de vos fesses. 

Je vous demande d’arriver à 14 heure, pile poil !
Mon activité nécessite rigueur et préparation, vous comprendrez donc que je ne tolérerai aucun retard. Si c’est le cas, une correction (de principe) sanctionnera votre manque de ponctualité. Cette fessée n’aura d’autre but que ceux d’éviter toute récidive et de me détendre afin d’être au plus proche de vos attentes par la suite.

Après vous avoir préparé un thé, je vous ferai monter sur une table haute que j’aurai recouverte d’une grande serviette et de quelques coussins. Vous vous y allongerez confortablement sur le ventre, disponible et accessible.

Ne compliquons pas inutilement les choses, vous garderez vos talons et vos bas, tout comme votre chemisier et votre culotte. 
Quand vous serez en place, je sectionnerai l’élastique de cette culotte que je ferai glisser, afin d’avoir accès à l’intégralité de votre pilosité intime.

Mademoiselle, je sais que la mode fût à « l’Américaine » et que les tickets de métro ont longtemps poinçonné les pubis entretenus. Cependant, j’aime aussi la troublante douceur d’une épilation intégrale, aussi secrète sous une tenue de femme conquérante que la fragilité qui se cache sous ses allures fières et son caractère fort.

Alors, comme nous l’avons convenu, je ferai  ‘table rase’ de votre toison, révélant ainsi, dans le secret de vos cuisses, la petite fille qui n’a jamais cessé d’être en vous.

Je ne travaille qu’à la cire, mon geste est précis et appliqué, il sera peu douloureux. 
Je commencerai pas la raie de votre cul que je vous demanderai de me rendre accessible en maintenant vos fesses écartées avec les mains. 
Il vous faudra rester immobile dans cette position ensuite, c'est une évidence.

Quand j’en aurai fini, je vous demanderai de vous placer sur le dos et je passerai à votre entrecuisse pendant que vous êtes les cuisses ouvertes et le sexe présenté, immobile.

Ensuite, parce que je suis un barbier particulièrement méticuleux et consciencieux, je passerai le bout de ma langue sur chaque millimètre de votre peau afin de détecter tout résidu pileux qui aurait échappé à mes soins rapprochés.
Quand j'aurais ôté ces quelques poils résiduels à la pince à épiler, je passerai un lait hypoallergénique sur la totalité de la zone que j'ai lissée.

Il se peut qu’en écho à mes gestes (oh combien nécessaire vous vous en doutez bien) votre bas-ventre papillonne et votre sexe salive alors d'honteuses humeurs démonstratives.

Si le rouge empourpre votre visage, dites-vous que je suis rompu à ce genre d'exercice et que j’aurai la bienveillance de celui qui en connait les effets incontrôlables tout comme leurs gênantes manifestations.

Pour vous permettre de retrouver très vite un esprit serein en évacuant les tensions accumulées, je vous demanderai de vous masturber avec application, sans aucune réserve et sans aucune retenue.
Faites le sans gêne s'il vous plait.

Si ce n’est pas suffisant, je serai obligé de traiter le mal par le mâle…
Mais nous n’en sommes pas là, n’est-ce pas ?





mercredi 15 avril 2015

Spirit of Monsieur Méchant


Bon hier, ma voisine est venue me chercher avec son décolleté à perte de vue et son joufflu emballé dans un legging qui en montrait tellement plus que si elle ne portait rien du tout. J'étais en train de mater la vidéo d'une fucking machine assez bien faite en pleine réflexion pour le boulot.

Elle voulait que je l'aide à monter le cheval en bois qu'elle avait reçu pour l'anniversaire de son fils. Depuis trois semaine, le jouet attendait sagement dans le garage qu'un palefrenier avec un doctorat en menuiserie vienne le sortir de sa boite avant de s'attaquer à une notice de montage aussi ambigüe qu'un contrat d'assurance.  
Me sentant l'âme d'un Gépéto, j'ai relevé le défi en suivant Laurence jusqu'au paddock où Spirit m'attendait pour sa délivrance.

Et puis... ben, je ne sais plus trop bien ce qui s'est passé justement.
Le grand voile ! hissé bien haut, comme si deux mondes se catapultaient pour rentrer en contact.
Peut-être à cause du vin (un côte du Rhône) qu'elle m'a servi ou encore de l'humeur lubrique que je trainais depuis quelque temps et qui a fait du cul de Laurence, qui papillonnait autour de moi, le pompon d'un manège enchanté, je ne sais pas...?
Bref, j'ai perdu le contrôle, quoi ! l'esprit livré à une ambition irrésistible et follement créatrice.

Bon, Spirit a eu l'air d'apprécier, lui au moins....








jeudi 26 mars 2015

How to be a Villain



Vous savez j'ai beaucoup bossé pour en arriver là !

Etre méchant, ça ne s'improvise pas d'un claquement de doigts, c'est beaucoup de sacrifices, c'est une remise en question permanente. Il ne faut surtout pas s'endormir sur ses acquis et remettre sur le métier son ouvrage, au quotidien.

D'abord, j'ai tout de suite compris que j'avais des aptitudes.
A cinq ans, pendant les repas de famille, je récitais dans un baragouinage appliqué, debout sur une chaise, la fable du petit chaperon rouge. C'était programmé systématiquement au dessert.

Plus tard en 5ème, je fantasmais sur ma professeur de géographie qui avait un cul à rendre libidineux un moine ayant fait voeux d'abstinence et de silence.
Je passais mes jours au premier rang, les yeux embrochés sur sa croupe "portée en bandoulière" dans une robe fine qui gainait sa terrible cambrure et sa taille très fine.
Doué de la faculté providentielle de faire des rêves lucides, je la "rejoignais" la nuit, alors qu'elle était seule dans sa classe, pour me livrer à des attouchements. Elle ne disait rien et se laissait faire.

Plus tard encore, j'ai fait ma première rencontre avec une femme qui avait 15 ans de plus que moi et des seins à complexer Samantha fox. Je l'avais rencontré sur feu les forum BDSM de yahoo et nous nous étions donnés rendez-vous dans un hôtel.
Je l'ai attaché les mains en l'air, les yeux bandés et nous avons parlé. Je l'ai un peu dénudée et à peine touchée. Pourtant, cela a duré des heures.
Quand elle est partie et que j'ai découvert une large auréole sur le lit, juste à l'endroit où elle était assise, je me suis dit que je venais de découvrir quelque chose de "grand".

Ensuite, je me suis jeté avec frénésie dans une période longue et intense d'expériences avec des femmes qui, juste séduites par mes mots (et parfois ma voix), venaient à ma rencontre dans l'alcôve d'une chambre d'hôtel pour m'y attendre les yeux bandés afin que je leur impose mes exigences.
J'y voyais une double mise en danger.
D'abord celle de ces femmes qui venaient se livrer à un inconnu, vulnérables.
Mais aussi la mienne, car ce n'était pas moi mais un fantasme qu'elles venaient retrouver et il fallait que je sois à la hauteur de cette envie démesurée qu'elle me livrait...

Ensuite ?
J'ai connu des relations plus longues, celles qui nourrissent la confiance, permettent d'explorer des situations plus originales, dans des lieux plus variés.
Celles aussi pour lesquelles les sentiments s'invitent avec la douceur de l'évidence...
Mais c'est une autre histoire.



vendredi 6 mars 2015

Journal Intime




Mademoiselle,

Je vous donnerai le bain à 20 heure, il n'y aura juste que le clapotis de l'eau et les poses silencieuses que vous prendrez en écho aux injonctions douces et fermes de ma voix pendant que je vous savonnerai.
Ensuite, je vous rincerai avec application, comme on rince un poupon et vous sècherai en tamponnant vos zones les plus intimes avec une serviette en coton.

Sur le tapis de bain, je vous frictionnerai les cheveux avant de les démêler.
Puis, je vous emmènerai par la main vers la chambre où je prendrai tout mon temps pour vous enduire le corps d'une huile parfumée aux senteurs de fleurs d'oranger.

Quand vous serez prête, vous irez chercher votre journal.
Vous me tendrez avec une mine contrite ce carnet coloré où vous mentionnez chaque jour vos envies, vos bêtises, vos peurs, vos punitions et vos pensées les plus intimes. 
Je poserai ce carnet à coté de moi et attraperai dans le tiroir de la commode une petite pince.
Cette pince est spéciale. Son ressort de rappel est tellement souple qu'elle se ferme avec une pression d'une infinie délicatesse. Ses "lèvres" sont longues comme les deux phalanges d'un doigt, elle sont assez fines, feutrées et tapissées de soie. 

Je vous demanderai de me faire face, debout et immobile, le sexe sagement présenté. 
J'observerai votre bouche qui se tord pendant que je vous signale que je distingue une humeur démonstrative dans le sillon de votre vulve.
Je saisirai alors les lèvres de votre sexe, entre le pouce et l'index, en les plaquant l'une contre l'autre afin d'y placer très délicatement la pince de soie. 

Je vous ferai signe de vous assoir sur mes genoux, les cuisses légèrement ouvertes et vous dirai: 
bébé, je viens de fermer ton sexe, le temps de parcourir ton journal. 
Nous verrons ensuite si je l'ouvre à nouveau afin que tu ais ta récompense ou si je le laisse fermé en attendant que je te corrige... 

Je commencerai ensuite la lecture de votre journal en silence. 
Et vous, nue et assise sur mes cuisses, les yeux délicieusement baissés, vous m'observerez à la dérobée, à l'affût de tout ce qui pourrait trahir mes pensées et cette suite à venir que vous connaissez déjà....