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samedi 3 octobre 2020

J’ai reconnu le bonheur au son qu’il a fait en partant


"J’ai reconnu le bonheur au son qu’il a fait en partant ! "
C'est bon, hein? c'est du Prévert ! ça nous renvoie à notre incapacité à voir le bonheur qui nous entoure, chaque jour, embastillés que nous sommes dans nos croyances et nos émotions. 

J'écris ça parce que ce matin, après avoir fermé les portes de mon donjon pour partir en week-end, laissant une demi-douzaine de vilaines aux fers, nues, exposées et contraintes par des carcans ou des jougs qui leur imposaient l’indécence et une disponibilité totale,  j'ai longé la mer pour profiter du soleil qui se levait.

Et pendant que je marchais sur le sable, je me suis souvenu de Platon, ce petit con qui disait, rejoint plus tard par ce pleutre de Schopenhauer que: Aimer, c’est Désirer et que quand on désire ce qu’on a pas, on éprouve le Manque et par voie de conséquence, on expérimente la Souffrance ! 

Je l’aime, je la désire, je ne l’ai pas, elle me manque, je suis malheureux et donc: je souffre !
What the fuck ?

Et du coup, ces deux pisses-vinaigre, ils en rajoutent pour faire les malins !
ils nous disent que: quand on a ce qu’on désire et bien on ne le désire plus et du coup, on ne l’aime plus et là, on se noie dans les méandres de quoi? je vous le donne dans le mille ! l’Ennui !!! 0_°
What the fuck ? 

Merci les mecs ! 
Alors si je résume la situation quand j’ai pas ce que je désire, je souffre et quand je l’ai, je m’ennuie!
Et bien moi qui marche au désir, on peut dire que je suis mal barré dans mes relations, avec la vision de ces deux rigolos !

Forcément là, j’ai failli me jeter dans les vagues comme un désespéré, pour que la mer m'arrache à l'absurdité du monde. 
Mais comme je devais remplir les gamelles d'eau de mes suppliciées lundi matin, je me suis retenu. Qui s'occuperait d'elles, sinon?

Et là, peut être pour me récompenser de la miséricorde dont je venais de faire preuve, je me suis souvenu de Baruch, le merveilleux ! 
Baruch, lui il nous tire de ce seum absolu en prenant à contre-pied les deux renfrognés ! 
C’est qu’ils sont dangereux ces gars-là ! On les écoute, on finit reclus dans une caverne, les désirs solubles dans l’idée d’un bonheur platonique ! 

Alors qu’est-ce qu’il nous dit Spinoza ? 
Si j'ai bien compris, il nous explique que le désir, c’est pas le manque ! 
Noooooooon, le désir, c’est le moteur de la vie, le désir c’est la puissance et la puissance, c’est le bonheur ! 

Parce que, quand je la désire, quand je désire la voir, la fesser et lui tirer les cheveux , quand je désire la tenir en laisse en lui faisant subir les pires outrages, et bien j’en éprouve une toute puissance, celle d’en jouir ! 
Alors là, quand je dis "d'en jouir", bien-sûr, vous allez m’imaginer grimaçant, la main vissée sur mon sexe disproportionné.
Mais non, je ne parle pas de ça ! (ou pas QUE de ça !).

Quand je l’imagine, en me racontant toutes mes petites histoires, quand je vibre en pensant à elle, je suis heureux, tout simplement.

Et je dois être conscient de ce bonheur, au lieu de me perdre dans la passion et ses émotions qui le tiennent à distance. 
Et là, au lieu de lui dire : « tu me manques », je lui dirai : « je suis heureux de te connaître».

C’est ça ce que Prévert voulait nous rappeler aussi à sa façon. 
Le poète et Spinoza nous rappellent que le bonheur est en nous, qu’il faut savoir le trouver dans le monde tel qu’il est et pas dans le désir d’un monde qui n’existe pas. 

Ben voilà, je trouve que c’est une belle destination, la philosophie de Spinoza ! Même si, il faut bien l’avouer, les concepts de Platon me tenaillent toujours un peu...
Du coup, comme j'étais en joie, je me suis dit que mes suppliciées auraient double ration de coquillettes, lundi ! Petites veinardes !

dimanche 22 novembre 2015

Parce que c'est elle, parce que c'est moi...



Bon, j'avais prévu de vous saouler un peu avec une question du genre: l'esprit doit il s'envisager en dehors du corps et de toute nécessité? en opposant Descartes à Spinoza mon chouchou.
Et puis voilà qu'une vilaine me dit: "MM, s'il te plait, parle-nous de fessées et je te montre mes fesses !"
J'en ai pas dormi de la nuit.
Et finalement, j'ai craqué. 
Bon, Spinoza, Descarte, boudez pas les gars, hein?


Tout commence, là.

Je l’avais déjà punie parce qu’elle l’avait mérité.
Ne me demandez pas pour quelle raison, cette garce les accumule tellement, que je vais finir par y laisser un ou deux métacarpes.

Je lui avais demandé de rester au coin pour purger sa peine afin de repartir sur des bases saines.
Et elle, elle multipliait les voltefaces en réclamant un câlin par-ci ou des bisous par-là (voyez un peu de quelle vilainie cette garce est capable pour me mettre genoux à terre !!!).

Je l’avais recadrée plusieurs fois.
A chaque fois un peu plus sévèrement mais rien n’y faisait, elle n’appliquait jamais mes consignes dans leur totalité malgré les menaces que je proférais.

Alors j’ai fini par l'attraper par les cheveux en la trainant jusqu'au lit.
Elle était nue et tous ses cheveux étaient rassemblés dans mon poing que j'ai enfoncé dans le matelas comme un pieu, immobilisant ainsi sa tête. 
Ses genoux étaient sur le sol.
Sa capacité de mouvement était quasi-nulle autour de l’axe du poing.
Je lui ai collé une raclée monumentale au martinet puis à la ceinture.
Ensuite, sans un mot, je n’ai eu qu’à pointer du doigt le coin pour qu’elle le rejoigne immédiatement, sans broncher.

Après quelques minutes, je me suis approché pour poser la main sur son cul brulant.
Quand ma main est descendue vers son entrecuisse, elle a honteusement fait un léger écart pour éviter ma fouille.
Je l’ai recadrée sur le champ et elle a obéi en écartant les cuisses.
J’ai repris mon exploration et découvert l’objet de sa gêne.
Après la raclée terrible que cette vilaine avait endurée en gémissant de douleur, son sexe coulait abondamment avec indécence comme à un aucun moment il n’avait salivé jusque là…

J’ai aimé infiniment ce qui s'est joué dans ce moment et l’intransigeance qui en a tracé le chemin.
Je m'explique.
Mon intransigeance n’est soluble dans pas grand chose, quand je suis inspiré par une petite garce.
Il en va de la crédibilité de tout « ça» ainsi que du lien unique et précieux qui nous unit.

Du coup, j’élève ma sévérité à mesure qu’on me désobéit.
Ce qui, qu’on y réfléchit bien, peut pousser une petite masochiste et un Méchant dans une spirale vertigineuse.
Car quand il lui dit ce qu’il lui en coutera si elle malmène ses exigences, quand après avoir hésité, elle se lance dans l’ascension des limites qu'il lui a fixées, parce qu’elle veut le rencontrer au plus proche de son autorité, alors... alors elle lui ouvre grand la porte au Méchant... voyez l'idée?

Bien entendu, je ne suis pas dupe, je sais qu’elle me cherche, je sais que ce qu’elle désire plus que tout au monde, c’est que je lui résiste et me dévoile dans toute mon intransigeance et ma sévérité.
Parce que l'on corrige comme on aime et que celles qui ne se sentent pas corrigées ne se sentent pas aimées.
Et aussi, parce que ce genre de vilaine est généralement rompue à mener tout son petit monde et qu'elle n'attend qu'une chose, c'est que vous mettiez fin à cette fatalité.

Et moi, fort de cette petite vérité, je me libère, j’explore ce Méchant qui m’habite (attention au vilain jeu de mot, hein?), j’expérimente sa sévérité, sa fermeté, son intransigeance et sa capacité à ne pas s’apitoyer devant ce qu’il fait endurer à cette poupée aventureuse.

Parce que, ne vous y trompez pas, elle paye un lourd tribut pour ses voltefaces et son désir de me "trouver".
Les corrections qui lui font écho ne sont pas indolores pour elle, bien au contraire, elles peuvent la percuter jusqu’aux larmes.

Quant à moi, j’ai beau être un affreux de la plus méchante des confréries, je n’en reste pas moins conscient de ce qui se joue et sensible à ce que je lui inflige.
Je ressens dans ma chair qui se clive, une part de moi qui tente de la raisonner avec un réquisitoire ou un sermon quand une autre, plus sombre, s’enfle de voir cette garce continuer à me résister.

Et, parce que ce qui est "dit" doit être fait, parce que ce qui est "fait" doit être juste, parce qu’il en va de la crédibilité de tout « ça », nous partons, attachés l’un à l’autre, vers cette terre inconnue, à notre propre rencontre.

Bien entendu, elle finit par craquer (Grand sourire).  
Et, quand elle s’est suffisamment abreuvée à la source de mon courroux inoxydable, quand elle se sent comprise et aimée pour ce qu’elle est et ce qu’elle aime, elle lâche prise. 
Totalement.

Elle se blottit contre moi pour que je la câline longuement. 
Et moi, le nez dans ses cheveux, les lèvres dans son cou, les mains aimantes et caressantes, je la cajole et la berce.

Un moment infiniment doux, prélude à une évidence plus animale.
Parce que c’est elle, parce que c’est moi…

lundi 20 avril 2015

Fifty Shaves of Mr Méchant


Mademoiselle

Mon visage vous est inconnu mais j’espère que ma réputation me précède.
Je suis un petit artisan asservi au bonheur des dames et qui met toute son ambition à la seule gloire de la féminité et l’exploration de ses secrets  chemins.

Aussi, je ne sais comment vous remercier de vous en remettre à mes services en ce qui concerne l’épilation de votre entrecuisse et de la raie de vos fesses. 

Je vous demande d’arriver à 14 heure, pile poil !
Mon activité nécessite rigueur et préparation, vous comprendrez donc que je ne tolérerai aucun retard. Si c’est le cas, une correction (de principe) sanctionnera votre manque de ponctualité. Cette fessée n’aura d’autre but que ceux d’éviter toute récidive et de me détendre afin d’être au plus proche de vos attentes par la suite.

Après vous avoir préparé un thé, je vous ferai monter sur une table haute que j’aurai recouverte d’une grande serviette et de quelques coussins. Vous vous y allongerez confortablement sur le ventre, disponible et accessible.

Ne compliquons pas inutilement les choses, vous garderez vos talons et vos bas, tout comme votre chemisier et votre culotte. 
Quand vous serez en place, je sectionnerai l’élastique de cette culotte que je ferai glisser, afin d’avoir accès à l’intégralité de votre pilosité intime.

Mademoiselle, je sais que la mode fût à « l’Américaine » et que les tickets de métro ont longtemps poinçonné les pubis entretenus. Cependant, j’aime aussi la troublante douceur d’une épilation intégrale, aussi secrète sous une tenue de femme conquérante que la fragilité qui se cache sous ses allures fières et son caractère fort.

Alors, comme nous l’avons convenu, je ferai  ‘table rase’ de votre toison, révélant ainsi, dans le secret de vos cuisses, la petite fille qui n’a jamais cessé d’être en vous.

Je ne travaille qu’à la cire, mon geste est précis et appliqué, il sera peu douloureux. 
Je commencerai pas la raie de votre cul que je vous demanderai de me rendre accessible en maintenant vos fesses écartées avec les mains. 
Il vous faudra rester immobile dans cette position ensuite, c'est une évidence.

Quand j’en aurai fini, je vous demanderai de vous placer sur le dos et je passerai à votre entrecuisse pendant que vous êtes les cuisses ouvertes et le sexe présenté, immobile.

Ensuite, parce que je suis un barbier particulièrement méticuleux et consciencieux, je passerai le bout de ma langue sur chaque millimètre de votre peau afin de détecter tout résidu pileux qui aurait échappé à mes soins rapprochés.
Quand j'aurais ôté ces quelques poils résiduels à la pince à épiler, je passerai un lait hypoallergénique sur la totalité de la zone que j'ai lissée.

Il se peut qu’en écho à mes gestes (oh combien nécessaire vous vous en doutez bien) votre bas-ventre papillonne et votre sexe salive alors d'honteuses humeurs démonstratives.

Si le rouge empourpre votre visage, dites-vous que je suis rompu à ce genre d'exercice et que j’aurai la bienveillance de celui qui en connait les effets incontrôlables tout comme leurs gênantes manifestations.

Pour vous permettre de retrouver très vite un esprit serein en évacuant les tensions accumulées, je vous demanderai de vous masturber avec application, sans aucune réserve et sans aucune retenue.
Faites le sans gêne s'il vous plait.

Si ce n’est pas suffisant, je serai obligé de traiter le mal par le mâle…
Mais nous n’en sommes pas là, n’est-ce pas ?





vendredi 6 mars 2015

Journal Intime




Mademoiselle,

Je vous donnerai le bain à 20 heure, il n'y aura juste que le clapotis de l'eau et les poses silencieuses que vous prendrez en écho aux injonctions douces et fermes de ma voix pendant que je vous savonnerai.
Ensuite, je vous rincerai avec application, comme on rince un poupon et vous sècherai en tamponnant vos zones les plus intimes avec une serviette en coton.

Sur le tapis de bain, je vous frictionnerai les cheveux avant de les démêler.
Puis, je vous emmènerai par la main vers la chambre où je prendrai tout mon temps pour vous enduire le corps d'une huile parfumée aux senteurs de fleurs d'oranger.

Quand vous serez prête, vous irez chercher votre journal.
Vous me tendrez avec une mine contrite ce carnet coloré où vous mentionnez chaque jour vos envies, vos bêtises, vos peurs, vos punitions et vos pensées les plus intimes. 
Je poserai ce carnet à coté de moi et attraperai dans le tiroir de la commode une petite pince.
Cette pince est spéciale. Son ressort de rappel est tellement souple qu'elle se ferme avec une pression d'une infinie délicatesse. Ses "lèvres" sont longues comme les deux phalanges d'un doigt, elle sont assez fines, feutrées et tapissées de soie. 

Je vous demanderai de me faire face, debout et immobile, le sexe sagement présenté. 
J'observerai votre bouche qui se tord pendant que je vous signale que je distingue une humeur démonstrative dans le sillon de votre vulve.
Je saisirai alors les lèvres de votre sexe, entre le pouce et l'index, en les plaquant l'une contre l'autre afin d'y placer très délicatement la pince de soie. 

Je vous ferai signe de vous assoir sur mes genoux, les cuisses légèrement ouvertes et vous dirai: 
bébé, je viens de fermer ton sexe, le temps de parcourir ton journal. 
Nous verrons ensuite si je l'ouvre à nouveau afin que tu ais ta récompense ou si je le laisse fermé en attendant que je te corrige... 

Je commencerai ensuite la lecture de votre journal en silence. 
Et vous, nue et assise sur mes cuisses, les yeux délicieusement baissés, vous m'observerez à la dérobée, à l'affût de tout ce qui pourrait trahir mes pensées et cette suite à venir que vous connaissez déjà....


 

jeudi 18 décembre 2014

We can be Heroes



Je vous doucherai à votre arrivée, à quatre pattes dans la baignoire, en prenant soin de savonner abondamment les parties les plus intimes de votre corps.
Dès ce moment, vous serez silencieuse, aucun mot ne doit sortir de votre bouche jusqu'au lendemain où vous me quitterez.
Après avoir été séchée, à quatre pattes sur le tapis, je vérifierai votre épilation en prenant soin d'en parfaire la qualité à l'aide d'une pince à épiler.
Soyez impeccable, ne me faites pas perdre mon temps comme le ferait une petite souillon avec ses résidus pileux.
Je passerai ensuite, sur votre corps, un lait parfumé, que j'étalerai sur vos seins, votre cul, vos cuisses sans qu'un millimètre de votre peau n'en soit orphelin.
Quand vous serez prête et 'lustrée', je vous ferai enfiler un body intégral qui vous couvrira des épaules jusqu'aux bouts des pieds.
La fine maille transparente et noire de ce body sera découpée au niveau de votre sexe ainsi que de l'anneau de vos fesses, vous rendant parfaitement accessible et disponible.
Vos seins aussi seront libres, déballés à travers deux ouvertures ajustées pour cela.

Vos mains vous seront interdites. Vos doigts seront joints, tout comme vos pouces seront solidaires de la paume de vos mains, pour vous rappeler à chaque instant cette interdiction.
Je vous coifferai avec une brosse et domestiquerai vos cheveux en une queue de cheval soignée que je pourrai empoigner à loisir s'il me vient l'envie de vous punir.
Je passerai un rouge ostentatoire sur vos lèvres et colorerai les aréoles de vos seins du même pigment coloré.

Votre collier en cuir cerclera votre cou, son médaillon gravé de votre nom s'y balancera à coté du petit grelot qui me mouchardera vos déplacements.
Et pour parfaire votre préparation, je placerai dans l'anneau de votre cul servile, une jolie queue fixée au bout d'un rosebud.

Quand vous serez prête, nous irons ensemble dans ce lieu bien particulier où je vous ferai poser, immobile et silencieuse,  à quatre pattes sur une table basse.
Plus tard, nous montrerons à tous ces gens ce que je vous ai appris à faire....

Ah, j'oubliais, je placerai en évidence sur votre nuque ce code barre, pour bien marquer votre appartenance, j'ai une sainte horreur qu'on touche à mes jouets sans mon autorisation....






jeudi 20 novembre 2014

Just Like Even



C’était une rêveuse, ce qu’elle aimait le plus était de se laisser guider, abandonnant les rênes de son âme qu’elle laissait vagabonder dans son corps, à l’écoute de tout ce qui résonnait alors.

J’avais écrit :

Mademoiselle, 
Bien que vous ne m'ayez jamais vu, vous m’attendrez nue sur lit.
Je pousserai la porte de la chambre et ferai quelques pas sur le plancher en bois pour vous découvrir là, allongée sur le ventre.
Il se peut que votre tête soit enfouie dans l’oreiller, à l’abri de ce qui se jouera alors.
Il se peut que vous sentiez le lit pencher légèrement sous mon poids alors que je prendrai place à vos coté, assis.
Il se peut que vous entendiez ma voix murmurer votre prénom.
Il se peut que vous sentiez le bout de mes doigts effleurer votre corps plus ou moins précisément et qu’avec le temps, ces frôlements s’intensifient doucement.
Il se peut qu’au fil des minutes vous vous relâchiez, abandonnant votre vigilance et vos peurs pour qu’elles se diluent dans notre espace avec la douceur de l’évidence.

Alors j’approcherai mon visage de votre oreille et en caressant doucement les mèches de vos cheveux, je vous dirai de joindre les jambes, de vous cambrer avec application pour mettre en valeur la rondeur de vos fesses.
Quand j’estimerai qu’il n’y a plus un seul millimètre à gagner dans la tension de vos reins, je compterai lentement de un à vingt avant de vous dire de vous relâcher.
Je recommencerai cette opération le temps nécessaire pour que je vous sente très sage et que je puisse vous apprendre d’autres exercices…


Un p'tit Cure pour la route?

dimanche 9 novembre 2014

Ou est ma ceinture ?


La lumière parcourt 300 000 km à la seconde, la vache !
Autant dire qu’à cette vitesse on ferait 7 fois le tour de la terre en une seconde quand d’autres mettent péniblement 80 jours pour faire un malheureux tour, les blaireaux !
Notre galaxie, la Voie Lactée (dont le nom nous vient de la giclée de lait qu’Héra, épouse de Zeus, envoya dans le ciel en arrachant de son sein Héraclès qui la tétait goulument) a un diamètre de 100 000 années lumière, nom de Zeus !!!
Attends, c'est à dire la distance que parcourt la lumière en 100 000 années, quand on sait qu'elle va de la terre à la lune en une pauvre seconde... morte couille !!!!
Tu imagines un peu la taille de notre galaxie ? Tu imagines notre planète et son système solaire perdus dans l’immensité de cette galaxie où il y aurait près 300 milliards d’étoiles.
Quand je dis "perdus", c’est carrément "perdus", car notre planète au milieu de la Voie Lactée, c’est à peu près comme un ballon de foot perdu dans le volume de toute la mer méditerranéenne, tu vois ? (Je l’ai calculé cette nuit !!!!)
Là où cette histoire me fout un léger vertige et quelques sueurs, c’est que selon les astronomes, il y aurait dans l’univers environ 200 milliards de galaxies comme la notre... Vas retrouver notre ballon de foot, là… O_°

Alors quand ce soir de pleine lune, je regarde par la fenêtre, les yeux tournés vers le ciel et ses étoiles, un peu comme Van Gogh quand il a peint la nuit étoilée en 1889, je me laisse tellement happer par cette immensité que j’en oublierais presque celle qui est au coin.

Pourtant elle aimerait bien qu’on ne l’oublie pas tellement sa position est difficile et contraignante. L’extrémité d’une ceinture est enroulée autour de ses poignets qui sont joints dans le dos. La ceinture passe entre ses cuisses en plaquant ses mains sur ses fesses et en creusant son sexe. Cette ceinture est tendue jusqu’à la bouche de cette vilaine à qui l’on a ordonné d’en mordre le bout pour la tenir, la tête contrainte vers le bas.

Le ballon de foot, je sais pas, mais ma ceinture en revanche, je sais où elle est...





samedi 25 octobre 2014

Voie Lactée



Mademoiselle, aimez-vous le lait ?
Elle me regarde avec interrogation.
L'instant d'après elle est à quatre pattes, la langue plongée dans une assiette de lait entier qu'elle lape avec application et délicatesse.
Le tour de sa bouche se tapisse d'une myriade de minuscules perles blanchâtres qui s'accrochent à la commissure de ses lèvres de petite chatte docile.
Mes yeux passent alternativement de sa bouche à ses fesses rondes et offertes qu'elle me présente avec complaisance.

Ma main lui caressait tendrement les cheveux, voilà qu'elle les empoigne fermement alors que mon ventre prend sa place contre son cul...








vendredi 17 octobre 2014

Promenons nous dans les bois


Gare saint Lazare, je la vois surgir des volutes blanches crachées par le monstre métallique qu’elle longe pour venir à ma rencontre. Elle a la démarche d’un ange, lentement elle glisse au milieu de la foule que les wagons viennent de jeter sur le quai.
On ne voit qu’elle et le rouge ostentatoire qui habille sa bouche.
Pourtant, ce petit chaperon rouge s’applique à ne pas attirer l’attention et trahir le pesant secret qu’il balade honteusement sous sa jupe.
Une petite clochette arrimée à une courte chainette pendent du rosebud qui est niché dans l’anneau de ses fesses. Cette clochette se balance à l’extrémité du pan de sa jupe sans qu’on puisse l’apercevoir.
Mais, le visage contrit, Mademoiselle-toute-de-rouge-vêtue est-elle vraiment sûre qu’on ne la voit pas?
Ses dents maltraitent sa lèvre inférieure et, comme un petit animal piégé, ses yeux scrutent ceux des voyageurs qui l’entourent afin d’y trouver la certitude que son secret n’a pas été percé à jour.
Quand elle arrive à ma hauteur, je pose un doigt sur sa bouche, lui saisis fermement la main et l’entraine, entravée par sa clochette qui sonne, à grandes enjambées vers la calèche qui nous emmènera en forêt.


La calèche vient de nous déposer devant chez moi, à la lisière du bois dans lequel j’entraine ma poupée et son précieux grelot.
Elle marche dans la direction que je lui ai indiquée en faisant tinter son entrecuisse dans l’air frais de ma forêt qui l’observe en silence.
Et moi, je la suis de loin, en élaguant à la main une jeune pousse de noisetier.
Je lui dis de stopper devant un chêne centenaire, d’y appuyer les mains en se penchant en avant pour que je la punisse.
Lentement je remonte sa jupe que je roule sur le haut de ses reins en dévoilant le petit pendule qui sonne sans relâche la montée des eaux dans son sexe indécent.
Puis, alors qu'elle maintient gracieusement ses jambes de danseuse en extension sur les pointes, les fesses tendues, je lui envoie une premier coup cinglant avec le bois vert que je viens d'effeuiller.
Elle sursaute et frémit mais, imperceptiblement, son cul obéissant se tend pour que je le zèbre d'avantage...
* * *
J'adore la peinture de la gare St Lazare (1877) par Monet. On se sent happé par la toile dans cette architecture de verre et de métal, fer de lance de modernisme à l'époque de Zola.
On sentirait presque les locomotives nous frôler en rugissant.
Le pavé de chailly (1865) est une toile qui m'a fait l'effet d'une madeleine quand je l'ai vue à Orsay. Je me suis tout de suite retrouvé en forêt avec cette demoiselle qui se promenait dans les bois pendant que le loup y était.   







jeudi 9 octobre 2014

Proposition Inattendue


Dans ce café où je le rencontrais pour la première fois, sa proposition était inattendue.
Il m’a simplement dit : Vous a-t-on déjà donné le bain, comme on baigne une petite fille sage et Obéissante ?
En une fraction de seconde,  des milliers de papillons se sont envolés dans le jardin de mon bas-ventre. Mais je n’ai rien montré. 
J’ai même ricané franchement pour lui signaler que sa proposition était déplacée et malvenue pour une personnalité affirmée comme la mienne, celle d'un professeur de lettres qui domptait les amphithéâtres et d'une femme de tête qui tenait toujours les rênes de ses relations amoureuses.

Et puis j’ai détourné la tête pour qu’il ne puisse percevoir sur mon visage, la fébrilité soudaine qui venait de m’envahir.
Sur un ton badin, il a continué à suggérer cette possibilité d’un bain vaporeux au cours duquel ses mains me manipuleraient avec douceur et fermeté.
Il serait tout habillé et moi nue, vulnérable et silencieuse.
Le clapotis de l’eau savonneuse déplacée par mes mouvements obéissants ferait écho à sa voix calme quand elle me dicterait les positions à prendre pendant qu’il me savonne avec précision.
Ses doigts frotteraient chaque phalange de mes mains et de mes pieds. Ses mains, naturellement appliquées à leur tâche, glisseraient sur mes épaules, mes seins, mon ventre, remonteraient le long de mes jambes, visiteraient mon intimité et la raie de mes fesses.
Puis, il me rincerait, me sécherait et me coifferait.
Il n’en dit pas beaucoup plus mais, au moment de payer l’addition,  j’ai fini par accepter sa proposition, prétextant la curiosité et le goût du jeu…

* * *

"Femme assise sur le rebord d'une baignoire et s'épongeant le cou 1892" (un titre simple non? moi, je pensais qu'elle disciplinait ses cheveux...) 
Ce Degas est à Orsay, placé comme un petit collet, dans la salle dédiée aux impressionnistes, pour qu'un rêveur dans mon genre vienne y piéger ses yeux. La femme est superbe, un peu grande pour une des danseuses bleues qui reviendrait de répétition mais terriblement féminine. On imagine une baignoire en cuivre oxydée par les années. Le sujet se détache sur ce fond assez étrange, une patine superbement lumineuse en deux tonalités comme si cette femme allait passer d'un monde à l'autre... comme dans cette proposition inattendue.
   



mardi 30 septembre 2014

Nighthawks




Je m’étais mis au vert. Quand je dis au vert, je devrais plutôt dire au gris anthracite, tant le plafond du ciel m’assommait avec son flot ininterrompu de cuirassés noirs qui volaient en rase-motte sur Manhattan en déversant un déluge glacé et interminable depuis dix jours.
J’avais trouvé une planque à Times Squares dans un bloc pas loin de la 8e avenue.
Faire l’intermittent de la cambriole n’était plus de mon âge et j’avais juré à Bowman que ce serait mon dernier coup.

J’avais rencontré Bowman dans une soirée privée à la gloire de la forniphilie. Je participais à une vente aux esclaves, assis à coté d’une petite brune, nue à quatre pattes, toute dédiée à l’intégrité du verre pur malt que j’avais posé sur ses reins et qu’exigeait sa récente condition de table basse.
Il était là, appuyé contre le mur. Il m’a tendu un autre drink en me félicitant pour le kilt noir que je portais pour l’occasion.
Il avait envie de causer, moi aussi, alors c’est ce que l’on a fait pendant que nos verres s'accumulaient sur le dos de la fille qui commençait à trembler.
Bowman a une descente de coupe du monde et il y a bien plus de chance de se faire péter la gueule en l’accompagnant dans le dépucelage d’une caisse de Glen Grant qu’en traversant un champ de mines, raquettes aux pieds. Cette nuit-là, ça a été un vrai feu d'artifice et comme les cuites sont des pactes tacites qui scellent les amitiés dans un alliage inoxydable, cette muffée eut valeur de traité international.

Pour un dernier coup, on avait fait fort, aucun vigile, aucune violence, aucune balle tirée, aucune résistance de la chambre forte et aucun billet dans le coffre !
Ils avaient tout retiré deux jours avant, le temps de changer le système de fermeture qui commençait à montrer des signes de vieillerie.
Ce jour là, Bowman et moi, on est reparti ventre à terre, comme des oiseaux maudits et fauchés. En sortant de la banque, on s’est quitté comme d’habitude, lui en détalant comme un dératé par la droite et moi en l’imitant par la gauche.
La règle était simple, après chaque coup on faisait les morts pendants 30 jours, pas de téléphone, aucune sortie de jour, aucun contact avec la famille.

3 semaines ! que je faisais le rat en passant mes journées à dormir ou à lire, indifféremment dans un lit ou dans un bain.
Le soir venu, je passais en revue les blocs de Midtown à la recherche d’endroits pour me ravitailler discrètement ou noyer mes insomnies.
Cet isolement commençait à me peser, j’avais envie de reprendre mes habitudes, taper le carton dans un club de poker, badiner avec une poupée à cadrer (le regard alternativement posé sur sa bouche et son décolleté), siroter un pur malt dans une boite de Jazz en écoutant Flameco Sketches ou je ne sais quel autre standard de Miles, Coltrane ou du Bird.
Alors j'ai fini par rentrer dans ce tripot de la 9e.

Cela faisait deux heures que je ferraillais dans une partie de texas hold'em sans Miss Félicité qui m'avait abandonné comme on lâche une vieille pierre dans un puits sans fond.
Louise était au bar avec ses longs cheveux rouges, perchée sur des talons tour Eiffel, elle avait un décolleté à perte de vue et sa robe en latex lui emballait la cambrure comme si c'était le paradis.
Cette crâneuse semblait noyer son ennui dans un truc qui ressemblait à une Pina Colada et dont elle mâchouillait l'extrémité de la paille.
Elle m'observait avec ses grands yeux en amandes et un sourire en coin qui m'empêchaient d'être à mon affaire, dans cette funeste partie.
Comme un con, pour faire le malin, j'ai envoyé un All In avec une paire de 9, je devais vraiment avoir la tête ailleurs.
Elle s'est marrée en voyant l'autre plaquer son brelan sur la table et ramassait son butin et mes dernières économies avec l'air d'un immortel.
J'ai attrapé sur la table la bouteille de scotch qui attendait d'être siphonnée et me suis approché de cette garce de Louise pour lui glisser à l'oreille "qu'elle méritait d'expier en travers de mes cuisses pour glousser ainsi devant mon infortune".

Elle m'a suivi.
So What !
* *
J'adore Hopper et la vision nostalgique de ses scènes new-yorkaises baignées dans une lumière magique. La ville et ses blocs souvent dépouillés parcourus par des âmes solitaires. Chroniques d'un quotidien ordinaire qui ne l'est pas vraiment...
Nighthawks (1942) est une de ses toiles les plus connues. Quel mystère dans cette scène !



J'aurais pu mettre SoWhat, mais Flamenco Sketches est une sucrerie dont je ne me lasse pas, une juste respiration qui berce l'âme. La trompette de Miles, le saxo de Coltrane et c'est comme si de tout ce monde qui nous entoure, on ne percevait plus que l'essentiel...