lundi 4 septembre 2017

Balade au bord de l'eau - Episode 6

J’ai donc pris ce verre avec Mona. Elle s’était enveloppée dans un paréo car le lieu était « habillé ». Curieusement ce paréo dévoilait bien plus que sa nudité. En lui serrant la taille, il mettait l’accent sur sa cambrure et la rondeur de son cul. Quant à ses seins, ils étaient prêts à jaillir sous la pression du tissu enroulé autour de son torse.
J’adorais l’idée de cette jeune femme sage d’ordinaire qui se dévergondait ainsi dans cette tenue suggestive.

Elle prit un mojito, c’était de saison. Moi je me contentais d’une bière bien fraiche.
Le début de notre conversation était décousu, elle n’était pas très à l’aise.
Je lui parlais d’abord de la région et de ma passion pour la navigation tandis qu’elle m’observait avec ses grands yeux verts.

Au moment de commander un deuxième mojito, je la sentis plus détendue.
-       Vous allez me manger monsieur le loup ?
-       Cela dépend de vous mademoiselle l’agnelle. Avez-vous envie d’être croquée ?
Elle sourit.
Elle me raconta alors la petite fille réservée qu’elle avait toujours été et qui avait longtemps caché en elle le sentiment coupable d’éprouver de l’excitation pour des situations où l'autorité et la contrainte prenaient le dessus.
La fessée la troublait depuis sa petite enfance et elle se souvenait encore de cette soudaine fébrilité qui l’enveloppa la première fois qu'elle assista à la punition d'une camarade d'école.
Elle me raconta ses premiers émois en lisant la comtesse de Ségur et ses principes éducatifs.
Longtemps elle s’était crue anormale, habitée par une obsession déviante. Puis à l’adolescence, en découvrant certains forums sur internet, ce fût une délivrance quand elle comprit qu’elle n’était pas la seule.
Depuis, elle s’était nourrie de l’expérience des autres en lisant les récits. Elle avait eu quelques échanges virtuels mais n’avait jamais franchi le cap de la rencontre jusqu’à aujourd’hui.
-       Et vous Monsieur le loup, depuis combien de temps flirtez-vous avec les petits chaperons rouges ?
-       Et bien justement ! à cinq ans, pendant les repas de famille, je récitais dans un baragouinage appliqué, debout sur une chaise, cette fable du petit chaperon rouge. Autant dire que j’étais prédestiné...
Elle rit et reprit:
-       Qu’allez-vous faire de moi ?
-       Je vais vous punir voyons, vous l’avez mérité en contournant mes consignes.
-       Vous allez me faire mal ?
-       Mademoiselle, une correction doit être juste et forcément suffisamment sévère pour que vous vous sentiez punie.
-       Mais ce sera une première pour moi.
-       Ne commencez pas à négocier, vilaine, ça ne marchera pas avec moi et ça ne fera qu’empirer votre cas, lui rétorquai-je avec un grand sourire.
En se mordant la lèvre, elle resta silencieuse en détournant le regard vers la mer.
J’en profitais pour lui donner l’heure à laquelle je l’attendrai en lui précisant qu’elle aurait ses dernières consignes par texto juste avant.

Les yeux tournés vers l’horizon, elle sourit légèrement en murmurant un petit 'c'est bien noté, monsieur' qui me mit aussitôt à l’étroit dans mon maillot….