mercredi 12 juillet 2017

Balade au bord de l'eau - Episode 4

La plage était bondée. Rien d’anormal, il faisait chaud, c’était le début de l’été et la température de l’eau flirtait avec les records de la saison.
Mona était joueuse, je l’avais senti dès nos premiers échanges. Son caractère affirmé imposait qu’on sache lui suggérer le plaisir des choses avant de les lui imposer. 
ça tombait bien, j’aimais murmurer à l’oreille des vilaines afin qu’elles dansent comme des papillons autour de la flamme qui embraserait bientôt leur petite forge à fantasmes.

En matière de fantasme, je classais les gens en trois groupes.
Ceux qui ont des fantasmes enfouis dans les limbes de leur lobe frontal mais qui, surement gouvernés par un surmoi disproportionné, n’en ont pas conscience. Ceux-là vivent très bien, à l’abris du désir impérieux et de la nécessité qui convoquent les autres.
Il y a ceux qui ont conscience de leurs fantasmes et de leurs envies parfois ancrés dans leurs premiers émois mais qui, pour des raisons d’éducation ou de moralité, restent orphelins de ces désirs inavouables. Mais un jour, la providence d'une rencontre les pousse à la lisière des bois pour y faire, comme Mona prochainement, leur coming-out.
Enfin, il y a ceux qui ont apprivoisé leurs fantasmes et qui les nourrissent ou les affament pour mieux les explorer, parce que ces fantasmes sont vivants et changent au gré des expériences et des rencontres.

J’avais les yeux embrochés sur le cul de Mona pendant nos premiers échanges de textos.
Elle se soumit à mes exercices avec une humeur joyeuse et complaisante.
Ça commençait bien.
Je notais avec amusement que l’écartement de ces jambes, maintenues bien ouvertes sur son sexe, avait mis en alerte maximale un grand brun à ma gauche, un blondinet qui jouait d’inventivité pour profiter de cette situation malgré sa femme qui dormait sous un parasol à côté et un opportuniste qui s’était allongé pas loin de Mona et faisait semblant de lire avec des grands airs d’intellectuel.
Il ne fallait pas que je laisse Mona trop longtemps seule dans cette situation si je ne voulais pas que le jeu m’échappe.
Elle avait joué avec son périnée et son entrecuisse en suivant mes consignes.
Puis quand elle est allée dans l’eau pour s’y caresser en cachette, j'avais enfin pu découvrir sa silhouette merveilleuse sur laquelle tous les regards de la plage avaient convergé.
Sa poitrine n’avait rien à envier à ses fesses. Son visage était mangé par des lunettes de soleil et son chapeau de paille disciplinait une partie de ses longs cheveux denses.

Maintenant elle regardait le rivage avec des allures sages et oisives.
Qui donc pouvait deviner ce qui se jouait plus en profondeur, pendant que d’une main elle se fouillait furtivement et que de l’autre elle pinçait machinalement le bout d’un sein, comme elle avait pris l’habitude de le faire quand elle se masturbait seule.

Je la laissais aller au bout de son exercice avant de me lever d’un coup pour aller la rejoindre….

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