dimanche 9 septembre 2018

Episode 16 - En attendant la récompense


J’avais suivi toutes ses exigences, sans un mot. J’observais l’inconnue que j’étais devenue en découvrant ce dont j’étais capable quand je lui obéissais, appliquée malgré la honte qui boxait mes tempes et paralysait mon visage.

J’apprivoisais cette petite tempête qui mettait en court-circuit tous mes sens et mes émotions et faisait de moi une poupée docile.
J’avais honte mais ça m’excitait.
J’avais mal et je mouillais.
J’appréhendais tout ce qu’il me demandait mais j’en avais envie.
Plus il me contraignait plus ça me libérait.

« Regarde-toi, petite princesse ! ses demandes sont grotesques et toi, tu lui obéis. Tu le supplierais presque de continuer s’il venait à s’arrêter ! »

Sa voix m’excitait, elle me faisait presque plus d’effet quand elle me félicitait et m’encourageait avec une douce fermeté que lorsqu’elle devenait menaçante et sévère.

Après qu’il m’ait fait frotter la poitrine sur sa baie-vitrée avec une indécence dont je ne me croyais pas capable, il m’appela : Mademoiselle, venez ici !
Il était assis sur le divan et avait mis en tension la dizaine de mètres de petits maillons ronds et métalliques qui reliaient sa main au collier dont il avait cerclé mon cou en m’expliquant que c’était pour me ramener à lui lorsqu’il le désirait.

Je le rejoignis sagement en essayant d’être discrète et silencieuse mais le grelot qui s’agitait entre mes fesses me donnait l’impression d’une cloche rugissant dans un beffroi pour signaler ma condition.

Il me prit par la taille et retira précautionneusement les boules de geisha et leur grelot d’entre mes cuisses. Je regardais ailleurs, gênée. Ensuite, il pointa du doigt le grand coussin plat qu’il avait posé sur le sol et me dit d’y prendre place, allongée sur le dos.
J'obéis, en trainant le métal qui serpentait sur le carrelage.

- Mon bébé, tu vas poser les pieds sur le sol en les rapprochant des fesses et en écartant les cuisses. Tu mettras ensuite tes mains sur les genoux et tu relèveras la tête en regardant droit devant toi. Tu resteras immobile, les abdominaux en tension, pendant que je compterai lentement jusqu’à soixante. Si tu bouges, je te punis et le martinet te lèchera l’entrecuisse. Mais si tu es appliquée et obéissante, je te récompenserai et tu pourras jouer avec ton sexe. Tu l’as bien mérité.

Quand il commença à compter mon regard s’était réfugié sur le troisième bouton de sa chemise, espérant ainsi échapper à ses yeux qui m’observaient, à l’affût d’une défaillance.

J’avais l’impression que mon sexe exhibé n’était plus qu‘une déchirure qui m’ouvrait en profondeur en dévoilant une honteuse révélation : j’aimais ça !



7 commentaires:

  1. Oh ça serait bien si vous succombiez au gif animé ! L'image s'enclenche lorsque nous arrivons sur la fin de l'épisode et nous voyons cette jolie demoiselle faire son exercice en écoutant votre voix faire le décompte. Puis, vous la félicitez parce qu'évidemment elle va réussir à tenir cette position impudique mais pas si difficile que ça physiquement. Nous attendons donc l'épisode 17, la récompense !

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    1. Mademoiselle, je vois ici une proposition dans vos invocations et quelle proposition !
      Me terrasser et faire mettre les genoux à terre, le souffle confisqué par un gif que vous auriez réalisé et que je me passerais en boucle.
      Et puis, vous êtes une petite crâneuse qui, d'une pichenette fanfaronne, relève un défi : "Pas si difficile que ça, physiquement..."

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  2. Sourire.
    Je plaide coupable, Monsieur. Je suis bien évidemment une crâneuse qui rêve de vous voir genoux à terre 😋
    Malheureusement, je n'ai pas de compétences dans la création de gif animé mais croyez-moi​ que si cela avait été le cas, je vous l'aurais fait avec plaisir. Seule la tenue vestimentaire aurait été quelque peu différente, dirons nous 😀

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    1. Mademoiselle, mettre un genou à terre voire les deux, n'a jamais été une difficulté pour moi ! d'autant plus quand il s'agissait de regarder sous les jupes des filles... :p
      Avec de bon rush, je peux m'occuper de GIF animé.
      Nous en ferions le Gif du moment, capable de rendre tout un cloitre de moines orthodoxes, ayant fait voeux de silence, libinineux à s'en faire péter les cordes vocales !
      Voyez mon ambition? :p

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  3. Cela me fait penser à ce poème de BATAILLE : « Ton derrière est ma déesse,
    Il s’ouvre comme ta bouche,
    Je l’adore comme le ciel,
    Je le vénère comme un feu,
    Je bois dans ta déchirure,
    J’étale tes jambes nues,
    Je les ouvre comme un livre,
    Où je lis ce qui me tue.»

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  4. Une lectrice de Bataille, donc. :)
    Le cul est un totem, on y danse à en perdre la tête..

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