mardi 17 novembre 2015

L'Existence précède l'Essence



« Je pressentais la religion, je l’espérais, c‘était le remède; me l’eût-on refusée, je l’eusse inventée moi-même. On ne me la refusait pas. Élevé dans la foi catholique, j’appris que le Tout-Puissant m’avait fait pour sa gloire, c’était plus que je n’osais rêver. Mais, par la suite, dans le Dieu fashionable qu’on m’enseigna, je ne reconnus pas celui qu’attendait mon âme: il me fallait un Créateur, on me donnait un Grand Patron… »

Et c’est là que, mortecouille, Sartre bascule dans l’athéisme, en gros, tu vois ?

Je suis pas mégafan de Sartre (que je ne connais pas beaucoup d'ailleurs), je suis plutôt supporter de Camus, s'il fallait choisir son camp.
Mais je trouve ses mots admirables et je partage sa vision quand il dit que l’existence précède l’essence.
C’est qu’elle a de la résonnance cette vision, tu vois ?

Elle nous convoque pour nous rappeler que notre ADN est à quelque chose près le même que les vertébrés qui partagent notre petite planète perdue dans 100 milliards de galaxies.

Ce qu’il nous dit là, le Sartre, c’est que nous partageons le même ticket gagnant que les autres animaux de la terre et que notre essence humaine n’est pas un dû !
Non, notre essence humaine, c’est comme un livre dont il nous faut écrire chaque jour les pages à l’encre de nos actes.

Et là, je m'écris Yes Jean-Paul ! 
Je suis libre, libre d’aimer ou de haïr.
Seuls mes actes resteront, précieux ou odieux.

Je ne dois pas me défiler car ce n’est pas un Grand Patron qui décidera pour moi comment élever mon existence.

Devenir un Homme...

Mais si je me considère comme athée, je reconnais qu’il m’arrive parfois de me comporter comme un pauvre pêcheur...

Par exemple je me rappelle d’une fois où j'avais niché deux boules de geisha entre ses cuisses, happées par son sexe qu'une délicate incision dans ses collants avait rendu accessible.

J'avais monté une ligne d'environ 9 mètres fixée à ce leurre doré que son sexe avait englouti.
Seul l'anneau qui pointait entre les lèvres de son sexe trahissait la présence de ces boules japonaises avec lesquelles je l'avais appâtée.
Et il était solidement noué à ma ligne.

Comme un vieux loup de mer, assis sur un épais tapis, appuyé contre le mur, je jaugeais ma prise de l'autre coté de la pièce.
Elle était encore loin... à quatre pattes, tête baissée, regard en coin, nue et gainée par l'unique filet de ses collants.
En tirant sur la ligne, je la manœuvrais avec douceur et fermeté.

Puis vint le moment où je l'ai sentie prête.
Alors, doucement, j’ai ramené la ligne, centimètre par centimètre, mètre après mètre en surveillant le déhanché qu'elle avait quand elle se rapprochait, fébrile et vulnérable, les joues en feu, le souffle altéré par la lutte.

Et, quand je n'ai plus eu de ligne à ramener, elle était là, tout contre moi, la tête posée dans le creux de mon cou, immobile.
Je sentais sa respiration sur ma clavicule, je percevais ses gémissements.
J'ai enfoui mon visage dans ses cheveux pour y trouver son cou et son odeur.

Elle ne bougeait plus.
J'ai enlevé le leurre enfilé entre ses cuisses qui salivaient avec abondance...

Je l’ai remise à l'O, je suis un pauvre pêcheur mais j’essaye d’être un homme bien…





30 commentaires:

  1. Oooooh c'est beau ce début de texte. Bien sûr je ne peux rivaliser de ma plume et modestement tirer ce raccourcis : Quand enfant des adultes m'ont dit que dieu existait, j'ai eu l'impression que c'était la première fois qu'on me mentait. Pure supposition parce que ce n'était sans doute pas la première fois, mais là c'était trop gros. Ben oui, s'il y avait un bon bonhomme qui pouvait faire la pluie ou le beau temps, il aurait pu transformer mon lamentable carnet de notes en celui d'un premier de la classe ce qui aurait permis de m'éviter quelques trempes. Donc comme vous M. Méchant, je me suis mis à la pêche et comme je n'ai jamais essayé des boules de Geisha en leurre, je vais suivre vos conseils même s'il faut tremper ma ligne dans la Sarthe. J'adore le Sandre au beurre blanc.

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    1. Oui, ce texte est magnifique, n'est-ce pas? :)
      Je vous conseille cette pêche miraculeuse, terriblement troublante quand il faut manoeuvrer sa captive jusqu'à la reddition....

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  2. L'homme devient pleinement Homme par l'exercice du libre arbitre qui lui échoit, à bon escient.
    L'homme devient Homme de bien par la manière dont il se comporte envers ses semblables, avec bienveillance.
    Avant d'y parvenir, il lui faut lutter contre ce vil, qui aveugle, éloigne de cet ADN qui le sous-tend, son humanité. Si la lutte est souvent âpre, la victoire est toujours belle.

    "Oui, mon malheur irréparable,
    C'est de pendre aux deux éléments,
    C'est d'avoir en moi, misérable,
    De la fange et des firmaments !
    Hélas ! hélas ! c'est d'être un homme...".

    Merci tout particulièrement pour ce billet en Ode à l'Empire de l'Existence...

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    1. Chère Ladyhawke, devenir un Homme, c'est le voyage d'une vie...
      Tout est dans nos mains, on a le choix et on est libre de ce choix.

      Ce choix ne semble pas évident pour tout le monde.
      Se révéler Homme dans nos actes libres ou devenir moins qu'une bête infâme et lâche au nom d'un autre... ;)

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    2. "Se révéler Homme dans nos actes libres..." Voilà une devise à graver sur les frontispices....

      L'homme tente toujours de donner une justification, en leurre, à ses actes infâmes.
      Mais il n'abuse que lui-même, car au nom de l'un ou de l'autre, il demeure seul comptable desdits actes envers ses semblables.

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    3. Une parole d'or... rien à rajouter.

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  3. Monsieur, cette ligne qui relierait votre main à mon sexe s’est tendue toute la nuit entre mes cuisses…
    Je n’avais jamais imaginé une telle utilisation des boules de geisha ^^

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    1. il faudra que je vous raconte comment je braconne dans les sous bois.... ;)

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    2. Mais Monsieur, je connais vos talents de braconneur et d'animal hors de sa réserve !
      sourire taquin ^^

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  4. Définitivement, j'aime votre écriture :)

    Lyne

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    1. Et bien j'en suis particulièrement ravi.
      merci ! :)

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    1. miauler comme un ptit chat?
      elle ronronnait plutot....

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    2. Exact, miauler cela aurait signifié une demande.... Et là elle ne devait pas être en capacité de le faire

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    3. Exact !
      Et puis si un pêcheur ramène un petit chat dans ses filets, c'est comme un poisson d'avril.... et on est pas en avril! :p

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  6. rien compris à cette histoire de leure... il manque un paragraphe non ? hum... je crois que j'ai compris l'idée quand même

    sinon pour le diesel, tu as une solution ?

    par contre, j'adore la photo ! celle du post précédent n'est pas mal non plus

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    1. Pourtant vous avez un avantage sur les autres si vous l'avez déjà lue.... il ne manque pas une virgule à l'original? vous l'aviez compris la première fois? non? :p

      Pour le diesel, il faudra préciser la question...
      Oui, cette photo est très belle et expressive.

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    2. Encore de la récupe ? Mais on est chez Emmaüs, ici... J'aime bien les photos aussi surtout le coté flouté ... :p

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    3. pffffff, les garces !
      D'abord, tout le début du texte ne l'est pas, nonméhooooo faut suivre un peu !

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    4. Une vilaine qui a trop peur de la fessée pour prendre le risque de s'identifier20 novembre 2015 à 02:44

      Vous êtes bien moqueuses, les filles... pas de gâchis, tout se recycle ! MM est un super écolo, voilà tout !

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    5. Décidément, cela en fait de la vilaine anonyme !
      La fessée est à la hausse au claque40 !

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  7. Une autre vilaine qui n'a même pas peur ou qu'un petit peu quand même.22 novembre 2015 à 15:26

    "Et, quand je n'ai plus eu de ligne à ramener, elle était là, tout contre moi, la tête posée dans le creux de mon cou, immobile.
    Je sentais sa respiration sur ma clavicule, je percevais ses gémissements.
    J'ai enfoui mon visage dans ses cheveux pour y trouver son cou et son odeur."

    Voilà....c'est mon kiff de toute l'histoire....parce qu'entre nous entre la physique quantique et la religion....mais c'est quand qu'on parle de fessée non de Dieu?? Monsieur Méchant part en vrille je vous l'dit les filles! va falloir sévir sec! faut qu'il comprenne qui c'est Raoul!

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    1. Et c'est qui raoul? grand sourire

      Ecoutez, je m'en vais vous inscrire (vous aussi) aux vilaines anonymes.
      "Bonjour, je suis une vilaine, ça fait 2 jours que je n'ai pas fait une bêtise!
      alors je m'accroche mais c'est drolement dur heiiiin !!!"

      Bon, pour vous faire plaisir, mon prochain billet sera à la gloire de la punition et de l'intransigeance qui l'accompagne...

      Il est évident que j'attends vos remerciements en retour !!! (Vous ai-je dit que je nourrissais une passion pour les cambrures exquises? oui, ça surement ... ;D)

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    2. Toc toc..qui c'est? ben c'est Raoul22 novembre 2015 à 18:40

      Mais oui,faîtes donc, je mérite cette inscription.

      Dîtes, ça fait deux fois que vous me faîtes plaisir (la photo et le prochain billet...vous seriez pas amoureux vous? :p

      Ok pour une photo de cambrure...j'en ai une d'un poney qui appartenait à mon grand oncle...une cambrure parfaite...vous allez adorer.

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    3. Encore une vilaine à grande bouche.... :p

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    4. Perceval en jupon22 novembre 2015 à 18:55

      C'est pas faux.

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    5. Dans la légende du Graal, Perceval en jupon, c'est celle qui se retrouve bâillonnée et attachée à la table ronde, nue les jambes écartées dans une indécence sans complaisance? pendant qu'Arthur et ses sbires trinquent juste avant le drame, non?
      j'ai un doute, là...

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    6. Perceval en jupon, ceinture de chasteté cadenassée22 novembre 2015 à 19:25

      Mais...c'est pas un mythe! vous êtes vraiment méchant Monsieur Méchant!...il faut que cela se sache!
      Et pas la peine de ramener tous vos copains sur c't'histoire...ok...j'arrête de crâner...mais que je ne vous y reprenne pas hein! paske sinon...et ben ben...euh...rien je crois.

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    7. Ben évidemment que je suis méchant ! j'ai bossé comme un fou pour en arriver là, nonméhhho.
      Et je connais mes classiques par coeur tout comme le moment où Perceval en jupon est à 4 pattes, immobile sur la table ronde et qu'elle tient en travers de la bouche la cravache avec laquelle elle sera punie si elle fait tomber les chopes d'hydromel qui s'accumulent sur son dos !

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