dimanche 7 décembre 2014

L'Effet Papillon du Big Bad Wolf

Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas. Si le loup y était...

Dans la chambre de cet hôtel de luxe, elle est attachée, les yeux bandés, nue sur ce bureau en bois.
Son torse est plaqué contre le plateau, contraint par un ruban extensible enroulé sur plusieurs tours autour de sa taille et du bureau.
Chacune de ses jambes est solidaire d’un pied du bureau, elle ne peut pas bouger, sa croupe et son sexe sont offerts, accessibles et disponibles.
Son cul est brulant, zébré par les morsures du martinet que je tiens à la main like a big bad wolf.
J’écarte ses fesses, dévoile son œillet et, en m’approchant de son oreille, je lui murmure :
« Mademoiselle vous êtes à moi, toute en mon pouvoir, je viens de choisir un nombre, vous allez compter doucement à voix haute et quand vous aurez atteint ce nombre, je vous sodomiserai parce que je l’ai décidé ainsi ».
En prononçant ces mots je glisse la main dans ma poche pour en retirer le précieux préservatif, complice de ma larcin à venir.
Et là ! je réalise que j’ai oublié les préservatifs dans la voiture garée sur le parking.

           Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas. Si le loup y était...

Après une analyse froide de la situation, je lui dis de continuer de compter et je me dirige à pas de loup vers la porte de la chambre qui se referme derrière moi pendant que je m’éloigne dans le couloir en entendant sa voix : « 39, 40, 41 »

Au bout du couloir, je croise une petite vieille qui me regarde à peine tellement elle fixe ma main droite.
Je réalise alors que je tiens toujours le martinet et, pour sauver les apparence, je lui lance poliment avec un air concerné : « Vous n’auriez pas vu un gros chien vraiment désobéissant, Madame ? »  (Un grand méchant loup sait gérer ces situations embarrassantes and I’m a big bad wolf).
La mémé me répond que non pendant que je m’éloigne vers les escaliers en faisant mine de chercher le cabot.
Dans les escaliers, j’enfonce aux forceps le martinet dans mon pantalon et franchis les dernières marches qui me séparent du grand hall en claudiquant pour éviter de désintégrer une de mes testicules qui est tassée contre le manche.
En bas, je fais un large sourire à la petite réceptionniste qui me regarde traverser le hall avec un air carnassier malgré cette démarche un peu ridicule qui trahit que je suis à l’étroit dans mon pantalon.

Je file vers le parking en direction de ma voiture où m’attend la précieuse boite de condoms.
Au moment d’ouvrir la portière, je réalise que, merdemerdemerde ! j’ai laissé les clés de la voiture dans la chambre !  En foutant un coup de pied magistral dans le pneu de ma caisse, je repars en direction du hall que je retraverse en tentant d’arborer le sourire décontracté du big bad wolf à l’intention de la réceptionniste qui me sourit en retour.

Je reprends les escalier en sens inverse en prenant soins d’éviter l'explosion de mes testicules de canis lupus et me redirige à la hâte vers ma chambre.
Là, j’entends à l’intérieur une voix qui compte ; « 219, 220, 221 »
Je tourne la poignée mais dans vide. P’tain ! rugnudjuuuudebordeldemerde !  la clé !
J’ai laissé cette p’tain de clé magnétique à l’intérieur de la chambre.

J’entends une voix dans la chambre qui dit: « c’est vous Maître ?».  J’ai peur qu’elle panique alors je tente de la rassurer à travers la porte. Je lui réponds en essayant de rester discret que c’est bien moi, que je vérifiais juste qu’elle comptait toujours et que je vais bientôt rentrer.

Et je repars vers les escaliers avec ce maudit martinet qui me mâchouille l’entrecuisse.
Je les dévale avec difficulté et en arrivant en bas, la couture intérieure de mon pantalon craque avec un son sec en exhibant le bout du manche du martinet.
Je respire trois fois et je rejoins le comptoir de la réceptionniste en maintenant discrètement le martinet avec la main droite pour éviter que le trou dans mon pantalon ne s’agrandisse.
Sophie, c’est le nom que je lis sur le badge, est en train de parler avec la mémé que j’ai croisée à l’étage tout à l’heure et qui me dévisage bizarrement.
J’explique à Sophie ma déconvenue, elle me fait une autre clé magnétique et je file comme un lavement à travers le hall vers les escaliers.

Promenons-nous dans les bois pendant que le loup n'y est pas. Si le loup y était..

Quand j’entre dans la chambre, elle en est à 465, j’enlève tout de suite cette saloperie de martinet pour désentraver ce qui me reste de testicules. Je lui dis que c’est bien, qu’elle est très très sage. J’attrape discrètement les clés de la voiture dans la poche de ma veste, je pose une main sur son sexe, c’est bon, elle mouille toujours ! Je lui dis que je reviens de suite et refranchis la porte en direction des escaliers alors qu’elle attaque les 500.

En bas, je repasse devant Sophie avec le sourire du big bad wolf qu’elle commence à connaître et, en arrivant sur le perron, je détale vers ma voiture pour récupérer cette satanée boite de préservatifs !!!!
En retraversant le hall avec mon trophée dans la main droite, je me sens tellement immortel que je l’agite en l’air en faisant un clin d’oeil à Sophie.
Je reprends les escaliers quatre à quatre et j’arrive devant la porte de la chambre, j’entends: 887, 888, 889.
J’ouvre la porte. « C’est vous Maître ? » dit-elle avec un air inquiet.
Je luis réponds que c’est moi, en m’approchant lentement comme un violeur des bois.

« c'est un peu long, vous avez choisi quel nombre pour m’enculer, Maître ? »  Je la sens un peu perturbée et dubitative. En constatant mon érection défaillante, je réalise que je suis moi-même un peu contrarié.
Je lui réponds que le fameux nombre est pour bientôt alors qu’elle est sur le point d'attaquer son premier millier.
Après une nouvelle analyse froide de la situation, je surmonte mon dépit et j’attrape le martinet comme s'il était un Saint Graal au bout de la planche de mon salut. En soupirant, j’entreprends alors de dérouler le préservatif le long du manche.

Et, au moment où je pointe ce spectre encapuchonné sur l’œillet de ma prisonnière, une sonnerie stridente me fait sursauter. C’est le téléphone.
J’attrape le combiné sur la table de chevet. C’est la réceptionniste, elle me dit qu’elle a eu une réclamation d’une vieille dame et que les chiens sont strictement interdits dans l’hôtel. J’essaye de lui expliquer que c’est un terrible malentendu mais elle me répond qu’elle est désolée, qu’elle fait juste son travail, que son patron est en train de monter pour me voir dans ma chambre et elle raccroche.

Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas. Si le loup y était...

Au moment où les trois coups résonnent sur le porte, je m'assois lentement sur le lit, elle en est à 1129. J'ai le combiné dans la main droite et dans la main gauche, je tiens le martinet sur le manche duquel se balance un préservatif, la fille me demande si elle doit toujours continuer à compter. 

J'ai un p'tit coup de mou, là. Je repartirais bien dans ma forêt chérie.
Si c'est les chasseurs qui viennent de frapper à la porte, je leur dirai simplement que tout va très bien et que je veux manger personne... like a big bad wolf.




49 commentaires:

  1. Psssst, Monsieur le Loup, le martinet dans la manche, c'est moins difficile à vivre que dans le pantalon ;-)

    Un câlin pour vous consoler ?

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    1. Hmmm, je n'ai jamais été contre un gros câlin, surtout dans les moments où les turpitudes de la vies s'attachent à mes basques comme des patelles à un rochers ! :p

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  2. Dear Mr Méchant, Wolf

    Leader sur le marché du conte de fées, nous avons il y a quelques années diversifié avec succès nos activités en élargissant notre cœur de cible à un public adulte. A cette fin, nous avons développé une politique inédite de formation de méchants autonomes, que nous avons par la suite essaimés dans le monde entier, et pour lesquels la demande exponentielle nous conduit à présent à envisager de nouveaux axes de développement dont les perspectives y compris financières mettent littéralement la larme à l'œil. Votre brillant parcours de méchant autodidacte a depuis longtemps retenu toute notre attention, et nous savons pouvoir vous offrir des possibilités aussi inédites qu'illimitées de donner libre court à votre amusante créativité au cœur de notre trépidante war room. Mon n°2, Looping, se tient à votre disposition pour convenir d'un premier entretien.
    Poutous,
    MG

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    1. une war room, donc ... et qu'est-ce qu'on y trouve donc dans cette war room ? ^^

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    2. Captain Henry Murdock8 décembre 2014 à 11:03

      Un ramassis de vrais salauds à l'humour féroce et au fond plutôt tendre sinon ils ne s'entraideraient pas.

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    3. Captain Henry Murdock9 décembre 2014 à 07:51

      Sans doute. Nous craignons cependant que vous vous trouviez rapidement à l'étroit dans du sur-mesure, voyez-vous. Convenez qu'il serait dommage que vous soyez trop vite débauché.

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    4. Je ne peux que vous remercier pour cette marque d'attention mais ne craignez rien, en matière de débauche, j'ai déjà une génétique particulièrement dominante voire embarrassante ...

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    5. Captain Henry Murdock9 décembre 2014 à 10:16

      ...par la concurrence, pour l'instant bien molle mais les succès appelant les vocations nous n'allons pas tarder à être copiés. Par des asiatiques, mon dieu ce serait parfait.

      Pour revenir à ce qui nous préoccupe, cher Méchant, il faut que je vous avoue que lors de la XXIème session de notre séminaire à l'île de Rais hier marin, MATIN pardon, nous avons pris la liberté de proposer votre déconvenue en guise de mise en situation à nos séminaristes et l'un d'eux, Monsieur Iggy P. a proposé la solution suivante, qui n'est praticable que dans les meilleures maisons: descendre posément, en robe de chambre et pantoufles, chuchoter au personnel de l'hôtel qu'en ouvrant la Bible de la table de nuit vous vous êtes rendu compte qu'ils avaient oublié de la recharger en capotes: estimation: 500 battements de cœur de demoiselle sagement attachée, 400 de plus si vous prenez le temps de rassurer Sophie sur la pérennité de son emploi malgré cette impardonnable bourde.

      Cela vous dérangerait-il si, sans présumer de l'issue de nos entretiens, nous utilisions cela pour la rédaction de notre manuel interne Osez le Méchant?

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    6. Monsieur Pop a toujours a toujours des idées novatrices. Le Méchant pourrait aussi aller à la réception avec un gros bouquin de Truman Capote et dire: "ben elles sont ou? les capotes? mais il risque de passer pour un demeurer au près de Sophie... :p



      Oui j'ai déjà un contrat en préparation pour "Le Méchant pour les nuls" ! :p

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    7. Et rien pour les nulles. Comme c'est méchant.

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    8. Pour les nulles, je donne des cours particuliers... hm hm

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    9. Parfait. Nous pensions à vous pour notre Domina's training niveau débutant de janvier, le focus sur la manipulation des testicules. Vous pourriez être prêt?

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    10. Je vois qu'avec vous, il est souvent question de noix... grand sourire !

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    11. plug d'urètre11 décembre 2014 à 14:23

      Oh, pas seulement.

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    12. Vraiment? sabre de noix !
      Noix de St André ou de cajou?

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    13. Les noix du seigneur sont impénétrables !

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    14. Crisse d'ostie13 décembre 2014 à 13:23

      Qu'il les garde serrées si ça l'amuse, ça n'empêchera en rien qu'on les lui botte, ses noix, au seigneur.

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    15. Tabernacle de christ viaaaaaaarge !!!! blasphématrice !

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    1. Vous êtes une vilaine de vous régaler des déconvenues d'un gentleman violeur des bois !

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  4. Fou rire du dimanche merci :) et bonne promenade dans les bois :p

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    1. ravi que cette illustration d'un plan de bataille qui ne se déroule pas comme prévu vous plaise ! ;)

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  5. Excellent, j'ai bien ri comme une vache.
    La petite vieille aurait pu répondre qu'elle était le vilain chien désobéissant, mais bon...

    Je me vois mal planquer un martinet dans mon pantalon, y'a pas assez de place, héhéhéhé !

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    1. Quel crâneur ce Mike !

      C'est quoi cette histoire horrible ? C'est permis de raconter des trucs comme ça sur un blogs ? La première fois il vous a fallu moins de 200sc pour faire l' AR a la voiture malgré l'intervention de la vieille dame. La deuxième fois il vous en a fallu le double ! Ma question est qu'avez vous fait avec Sophie pendant ces 200sc ?

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    2. @ Mike: oui, mais moi, justement, je suis obligé de porter des pantalons très larges si tu vois ce que je veux dire... (et un gaulois, uuuunnnn ! :p)

      @ Ellie: 200 sec, c'est à peu près le temps qu'il faut à un Big Bad Wolf pour faire une évaluation complète du potentiel d'une Sophie ! :p

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  6. Le malheur pour Sophie c'est que ce fut l'âne qui l'a mordu et non le loup. Qui va à la chasse perd sa place.

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    1. Sophie pourrait aussi demander au Méchant: "Est-ce que vous savez comment on reconnait une ânesse en chaleur?" Il dirait que non. Elle lui répondrait qu'il est alors plus con qu'un âne et le Méchant prendrait ses mensurations pour l'envoyer en redressement !;)

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  7. Piuuuf si ça dure que 3, 4 mn, en plus, ça vaut pas le déplacement ! :p

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  8. D'ordinaire quand on parle au Loup on en voit la queue .rires ..
    Mais où est donc la dernière tirade ..de mots ^^ bien sûr qui signeraient cette épilogue de maux bondissant ?

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    1. Vous faites allusion à la moral de l'histoire? c'est vrai, c'est vrai que comme ton conte, il en faudrait une.
      Peut être que rien ne sert de se "couvrir" il faut bander à point !:p
      (je sors -> piteusement :p)

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    2. Queue nenni ! , ^^ .Je m'interrogeais simplement sur le bavardage du Loup et du patron de L’hôtel , car enfin celui là manque .
      Comment ça mon conte ?? grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr

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    3. Je voulais dire comme "tout" conte. My apologize ! ;)
      C'est vrai qu'il manque ce bavardage là. Mon conte n'est pas bon ! :p

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    4. :-) Ce compte à rebours est Loup bien conté!
      Mais qu'avez vous fait du chien très très méchant ?

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    5. Si vous avez bien suivi, le chien était virtuel. La chienne, en revanche, ne l'était pas... (c'est fin, je sais, désolé :p)

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    6. J'avais bien compris qu 'entre chienne et Loup , là était votre devise :) .
      Le Loup plus d'un tour dans son sac ..^^

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    7. Oui entre Chienne et Loup, c'est l'éclairage que je préfère ! ;)

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  9. Rire ! Et bien voilà, je sais maintenant pourquoi je ne suis pas (et ne serai jamais) domina. :-) Quoique devoir marcher avec un martinet entre les cuisses...

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    1. "Martine est entre les cuisses"? il est sorti celui là? :p

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    2. Aux dernières nouvelles, il semblerait que non : http://www.nintendo-town.fr/martine/images/full/d2ce7e96427d10d134730f9376ceb1b5.jpg !

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    3. Déception.
      Et "Martine est pour la punition"? ^^

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    4. Aucune idée, en revanche, celui-ci est actuellement disponible :
      http://1.bp.blogspot.com/-s0sX8fJGcug/UiweO9JVOdI/AAAAAAAAjLo/RO8uKgnDSm4/s1600/detournement-martine.jpg... :D

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    5. Je le croyais en rupture celui-là ? 0_°
      ça m'étonne pas que vous ayez le dernier exemplaire, tiens !

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  10. chère Ula Oups, une domina n'oublierait jamais les préservatifs, voyons !

    très drole cette histoire. ah les contingences techniques...

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  11. Je suis pliée de rire!!
    Dites c'est une histoire montée de toute pièce?! On ne peut pas soi-même rencontrer un cumul de tracas tout de même! Sauf si on est méchant! ^^ Le petit détail de la mamie est extra!

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    1. Pliée de rire ! il faut que je vois ça !
      Les mamies sont toujours dans les bons coups.
      Quand à la véracité de cette histoire, je vous laisse en décider... mouahahahahaha ;)

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