mardi 26 janvier 2016

La balle des Débutantes


Elle  l’écoute avec ses grands yeux ronds lui expliquer la teneur de l’exercice qu’elle aura à exécuter et recommencer jusqu’à la perfection.

D’une part l’idée d’être à quatre pattes, complètement nue, alors que lui est habillé et assis confortablement dans un canapé de cuir lui semble totalement incongrue.
D’autre part, elle imagine le mouvement lent et appliqué de son bras d’homme, quand il fera rouler sur le sol la petite balle de caoutchouc qu’il tient dans la main, en l’expédiant à l’opposé de la pièce avec une cinétique parfaite.
Elle s’élancera alors, dans une démarche chaloupée, à quatre pattes, la croupe en évidence vers cette baballe, comme il dit. 
Quand sa tête surplombera le joujou sphérique, elle se penchera pour l’attraper péniblement à pleine bouche, sans utiliser ses mains. 
Puis elle reviendra vers lui, les yeux fuyant son regard, aidée pour cela par sa chevelure qui mangera la presque totalité de son visage contrit.

Ensuite, elle aura ce geste de femme en jetant ses cheveux vers l’arrière d’un mouvement de tête, avant de déposer son butin dans le creux de la main qu’il tiendra tendue sous son menton.

Et elle recommencera l'exercice jusqu'à ce que, satisfait de sa performance, il l'embrasse dans le cou au lieu de lui faire sentir toute sa contrariété devant une exécution imparfaite, avec un coup sec de badine sur les fesses...


mercredi 13 janvier 2016

Monsieur Méchant fait de la Peauésie




Une ceinture de dix-huit mètres   
Avec une main qui la fouette
ça n’existe pas, ça n’existe pas

Une ceinture léchant un cul
Sur un banc docilement étendu    
Ça n’existe pas, ça n’existe pas

Une ceinture dressant affreuses,
Dressant vilaines et crâneuses,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas

Et pourquoi pas… ?





Salut Bowie !

samedi 9 janvier 2016

Méchanceté n°11


Rétention d’Objets...
Imaginez…
Deux boules dorées, lumineuses et tactiles avec leurs grelots lourds et mobiles, reliées l’une à l’autre par une jolie corde blanche.
Nichez ces boules « japonaises » dans un écrin de chair rosée, afin que seules la cordelette et son extrémité annelée ne soient visibles.
Une parure invisible, un bouquet garni pour vilaine en mal de tourment.

Rétention d’O
Imaginez une bouteille d’eau minérale, engloutie difficilement. Chaque centilitre s’écoule jusqu’à l’estomac de cette vilaine tourmentée. La physiologie veut que cette eau diffuse, d’abord dans le sang, puis à travers la paroi des néphrons qui composent les reins avant de s’écouler par l’uretère jusqu’à un réceptacle final: la vessie !
Les parois de la vessie vont se distendre à mesure qu’elle gonfle sous cet afflux d'eau et comprimer toute la région du bas ventre.
C'est le cycle de l’eau (ou de « l’O », pour les puristes), mis en évidence par un loup expérimentateur sur vilaine.

L’Histoire d’Eau …
Le jeu consiste à mettre en place ces boules japonaises alors que l’on se trouve dans un endroit public, particulièrement fréquenté.
Puis à faire boire à la vilaine une bouteille d'eau (Contrex pour les vicieux) jusqu'à la dernière goutte, comme on engloutirait une bombe H de 'O' et sa minuterie fatale.
Il ne reste plus qu'à siroter le temps à la terrasse d’un café, en attendant l'inéluctable issue de ce cycle de l'eau que l'on vient d'enclencher.
Alors s'invite l’heure de se rendre dans un grand magasin (Printemps, Galerie Lafayette, Samaritaine) pour des essayages.

Action ! mOteur…
Les galeries Lafayette bondées par un jour de soldes.
Une vilaine perdue au milieu de cette marée humaine. Elle ne marche plus, non elle glisse comme un fantôme sur un lac, une cinématique stable sans accélération.
Ses yeux sont fixes. Que regarde-elle ? rien, Elle se scrute et s’observe, concentrée à contrôler cette marée qui monte lentement.
Elle n’entend plus rien. Elle ne voit plus rien. Elle me suit et fait ce que je lui dis, trop occupée à surveiller le niveau de l’O et éviter que la digue ne cède.

Des jupes, voilà ce que je cherche ! Nous en sélectionnons quelques une avant de disparaître dans le couloir qui mène aux cabines d’essayage.
Des couples, des femmes, affairés à la compatibilité de ce qu’ils aimeraient porter et de ce que il peuvent vraiment porter ! Le rideau d’une cabine s’efface quand nous y pénétrons.
Elle se lance alors dans ses essayages.
Elle n’a pas de culotte, c’est la règle, ses gestes sont lents afin de ne pas mettre en mouvement cette masse d’eau contenue et risquer la rupture.
Et moi, je déguste l’instant et les jupes qui défilent.
Nous en sélectionnons une !
Puis vient le temps de cette fessée que je lui avais promise.
« Bébé, une promesse est une promesse, approche »
Elle reste debout, légèrement courbée quand mes mains s’abattent sur son cul. Ca résonne comme dans une "cathédrale".
Elle me regarde, livide: « loup, chuuuuttt… tout le monde doit entendre ! »
« ça c’est bien possible ! » je lui réponds en souriant.
Ma main continue, sûre, gourmande et sonore.
Son cul se teinte de cette couleur carmin qui contraste avec la blancheur de sa peau.
(Je bande, mais je contrôle mon excitation - grand sourire -)
Nous sortons. Elle n'ose à peine regarder autour d’elle en sortant, tandis que moi, je profite de l’instant pour rendre hommage à mon auditoire avec un large sourire de circonstance…
D’autres rayons, d’autres jupes; une jupe de chez Kookaï accroche son regard.
Retour dans les cabines, de l’autre coté du magasin.
Nouveaux essayages, elle est emballée et moi, je suis terriblement « en tension » au propre comme au figuré.
Je lui appuie sur les épaules, la forçant à se mettre à genoux.
Sa bouche est mise à l’index avant que ma queue n’en abuse en s’invitant jusqu’au fond de sa gorge.
Mes mains empoignent sa tête, qu’elles dirigent dans un va et vient régulier.
« Ne bouge pas !».
Je la relève et ma main plonge entre ses cuisses en y creusant sa déchirure.
Elle me dit qu’elle va jouir.
- « Non ! ne jouis pas maintenant où tu gardes cette eau encore deux heures… »
Je la fouille, joue avec son clitoris.
Elle, elle est ailleurs, absente du monde, dans une lande intérieure.
Je l’entends qui répète d’une voix faible à peine audible « ne pas jouir…ne pas jouir… ».
Ses yeux sont mi-clos.
Je fouille ses orifices, lui claque le cul, caresse son ventre bombé par sa vessie, lui suce les seins.
Cela dure. Un peu. Suffisamment.
Elle me supplie: « Est ce que je peux jouir… ?»
« Bien, bébé, tu vas pouvoir jouir, je vais compter à rebours de dix à un. Je veux que tu jouisses à 1 ! »
J’ai fait ce décompte, Elle a joui. à 1, précisément.
Inespéré, incongru, ce fût ainsi !

La délivrance : la lâché d’O
Une voiture s’arrête en bordure d’un sous bois de garrigue
La porte s’ouvre.
Elle descend précipitamment en s’accroupissant entre la portière ouverte et la voiture.
Je la regarde, elle a le visage crispé.
Au moment de la délivrance, partagée entre douleur, brûlure, honte et excitation, elle me crie : « salaud !!!!! »

Suis-je vraiment un sale "O"?

-Grand sourire-



mercredi 6 janvier 2016

Touchez à rien siouplez !


Depuis quelque temps, les nouvelles années me filent le bourdon !
Je ne comprends pas comment on peut se bécoter autant pour la simple et suffisante raison que demain s’écrit avec 365 jours de plus !
Non parce que tu vois, faudrait qu’on se réjouisse de ces années qu’on nous refourgue au nom d’un principe supérieur à la con ! 0_°
D’autant plus que d’après mes calculs, si ça continue comme ça, ce supplément de bag-âge finira par nous pousser hors du terrain de jeu, c’est moi qui vous le dis !
Mais quel est le blaireau qui a inventé tout "ça" ?

Et puis, moi là, je suis très heureux de ce que j'ai, je veux surtout pas qu'on touche aux réglages.
Et même, si j'avais pas été emballé de ce qui m'arrive, j'aurais pas attendu la fin de l'année pour faire le ménage.
Comme si y-avait un reset du système d'exploitation le 31 décembre? pendant qu'on barbotte dans une piscine de champagne gavé au foie gras et aux langoustes?

Alors si vous voulez me souhaiter un truc, surtout: "Qu'on ne touche à rien!"

Bon, je vous souhaite quand même une bonne Année, soyez heureux, il n'est jamais trop tard pour songer à l'être.

Sinon, c'est quoi vous, vos résolutions..... pour la première semaine de janvier ? :p






lundi 21 décembre 2015

Je file un mauvais coton


Je file un mauvais coton.
L’autre jour par exemple, je l’ai lavée après qu’elle se soit délassée dans une baignoire jacuzzi.
Je l’ai ensuite sortie du bain et essuyée longuement, des épaules jusqu’aux pieds, en prenant tout mon temps malgré un plaisir coupable.

Pire ! Alors qu’elle était allongée sur le lit, je l’ai couverte de baisers comme si ma vie en dépendait. J’ai ensuite étalé sur le corps de cette petite princesse un lait parfumé, les mains en amour de la peau sur laquelle elles dansaient.

Je sais, j’ai honte, j’ai manqué à tous mes devoirs et en premier lieu au « Code du Méchant » , ce phare qui nous guide pour maintenir le cap, quand une tempête de douceur s’abat sur notre barcasse, nous inonde de ses embruns romantiques et qu'il ne nous reste plus qu'à écoper, à la sueur de ce que nous avons de plus sombre.

Je reconnais avec contrition que je me suis couché contre elle, alors qu’elle était nue sur le ventre. Mon bas-ventre, en orbite autour de son cul, oscillait comme un astre déchu autour de son étoile.

Et là, comme un malheureux sous hypnose, le nez dans son cou, j’ai joué avec ses cheveux comme on joue à la poupée, en les passant derrière l’oreille, en dégageant sa nuque pour que ma bouche s’abandonne dans son cou.
Navrant. 
Désespérant.
J’espère que personne ne m’a vu.
D’ici à ce qu’on me foute un blâme et qu’on me rétrograde au rang de simple « Vilain », y-a qu'un pas...

On n’est pas suffisamment péparé aussi. 
On est mal formé pour côtoyer ce genre de poupée qui se blottit contre nous comme si nous étions leur unique refuge pour la nuit.
Elle vous immerge sous ses baisers, se refugie contre vous avec une désarmante fragilité et là, comble du désenchantement, vos bras l’enlacent, une main sur sa tête et l’autre sur son cul encore chaud, réduisant ainsi à néant trente années dédiées à la méchanterie et ses fantaisies

Cet état second a duré quelques secondes ou quelques années, je ne m’en souviens plus.

Je sais juste qu’en reprenant mes esprits qu’elle avait outrageusement embastillés, je lui ai ordonné de prendre une position et de ne plus bouger.
Ensuite, et bien je l’ai heu... sodomisée (elle avait obtenu son diplôme la veille !). Il fallait que je reprenne le contrôle. Quand on tombe de cheval, il faut tout de suite remonter (oui, la métaphore n’est pas galante mais on est méchant ou on ne l’est pas !).

pfffff, je reviens de loin, vous savez !



mardi 15 décembre 2015

Méchanceté n°10

Convocation pour une audition
 le 14 décembre 2015 à 14h30
(A présenter le jour de la convocation)

Mademoiselle, vous êtes convoquée pour une audition, le 14 décembre afin de procéder à une évaluation de vos capacités dans différentes disciplines pour pouvoir vous délivrer le titre de « Sodomite débutante».

Pour cette audition, vous devrez porter une jupe courte, des collants ou des bas, des chaussures à talon. Votre lingerie sera assortie, vos ongles faits et vous serez maquillée.
Vous aurez avec vous votre rosebud et sa clochette.
Le jury présent pour cette audition sera composé de deux professeurs émérites garants de l'impartialité de votre épreuve. A votre arrivée, ils vous donneront les instructions finales.

L’audition sera réalisée en trois temps avec les épreuves suivantes :

LECTURE
Vous aurez à lire le texte (joint en annexe) tiré de l’œuvre de Sade : « la philosophie dans le boudoir ».
Pour cette lecture et pour bien vous pénétrer de sa thématique, vous aurez à introduire au préalable entre vos fesses le rosebud que vous avez utilisé cette année, en suivant les instructions du jury

Pour cette épreuve, vous serez debout en face du Jury.
Vous devrez faire cette lecture d’une voix claire, posée et habitée par le texte, avec tout le sérieux que nécessite l’exercice.
Le jury pourra, s’il le juge utile, commenter votre lecture. Il pourra vous punir ou vous faire recommencer les passages qui le nécessitent, autant de fois que nécessaire pour atteindre le niveau qu’il juge conforme pour valider vos acquis.




RECITATION
Le texte de la récitation est écrit en bleu dans le texte de la lecture.
Vous devrez, en préambule à cette récitation, annoncer l’auteur du texte, l'extrait et l’année.
Cette récitation devra être dite d’un trait, sans hésitation et sans buter sur les mots.
A la moindre erreur, vous serez punie avant de reprendre la récitation dès son début.
Le jury sera seul maître des punitions, elles seront graduelles.
Elles seront appliquées à la main, au paddle, au martinet, à la badine ou à la ceinture et seront (comme pour celle de la lecture) à la seule appréciation du jury.



PRESENTATION DE L’ŒUVRE
Pour cette présentation, le jury vous équipera d’un nouveau rosebud.
Ce rosebud (très joli au demeurant) est d'une taille juste au dessus de la taille de votre bijou habituel.
Le jury procèdera à sa mise en place selon les instructions qu'il vous donnera.

Vous aurez à présenter l’œuvre de l’auteur en 3 minutes et répondre à des questions. Cette présentation devra montrer au jury que vous avez saisi la portée politique de l’œuvre ainsi que les différentes thèses philosophiques qui la sous-tendent.



ANNEXE - TEXTES DE LECTURE ET DE RECITATION
(Dolmancé et Madame de Saint-Ange font l’éducation d’Eugénie en lui inculquant les valeurs du libertinage)
DOLMANCÉ : Analysons, en attendant, pour la belle Eugénie, la jouissance sodomite, qui fait maintenant l’objet de notre entretien. La posture la plus en usage pour la femme, dans cette jouissance, est de se coucher à plat ventre sur le bord du lit, les fesses bien écartées, la tête le plus bas possible. Le paillard, après s’être un instant amusé de la perspective du beau cul que l’on présente, après l’avoir claqué, manié, quelquefois même fouetté, pincé, mordu, humecte de sa bouche le trou mignon qu’il va perforer, et prépare l’introduction avec le bout de sa langue ; il mouille de même son engin avec de la salive ou de la pommade et le présente doucement au trou qu’il veut percer ; il le conduit d’une main, de l’autre il écarte les fesses de sa jouissance ; dès qu’il sent son membre pénétrer, il faut qu’il pousse avec ardeur, en prenant bien garde de perdre du terrain ; quelquefois la femme souffre alors, si elle est neuve et jeune ; mais, sans aucun égard des douleurs qui vont bientôt se changer en plaisirs, le fouteur doit pousser vivement son vit par gradations, jusqu’à ce qu’il ait enfin atteint le but, c’est-à-dire jusqu’à ce que le poil de son engin frotte exactement les bords de l’anus de l’objet qu’il encule. Qu’il poursuive alors sa route avec rapidité, toutes les épines sont cueillies ; il ne reste plus que des roses. Pour achever de métamorphoser en plaisir les restes de douleur que son objet éprouve encore, si c’est un jeune garçon, qu’il lui saisisse le vit et le branle ; qu’il chatouille le clitoris, si c’est une fille; les titillations du plaisir qu’il fait naître, en rétrécissant prodigieusement l’anus du patient, doubleront les plaisirs de l’agent, qui, comblé d’aise et de volupté, dardera bientôt au fond du cul de sa jouissance un sperme aussi abondant qu’épais, qu’auront déterminé tant de lubriques détails. Il en est d’autres qui ne veulent pas que le patient jouisse ; c’est ce que nous expliquerons bientôt.
MME DE SAINT-ANGE : Mettons, s’il vous plaît, un peu d’ordre à ces orgies, il en faut même au sein du délire et de l’infamie.
DOLMANCÉ: Rien de si simple: l’objet majeur, ce me semble, est que je décharge, en donnant à cette charmante petite fille le plus de plaisir que je pourrai. Je vais lui mettre mon vit dans le cul, pendant que, courbée dans vos bras, vous la branlerez de votre mieux ; au moyen de l’attitude où je vous place, elle pourra vous le rendre : vous vous baiserez l’une et l’autre. Après quelques courses dans le cul de cette enfant, nous varierons le tableau. Je vous enculerai, madame ; Eugénie, au-dessus de vous, votre tête entre ses jambes, m’offrira son clitoris à sucer : je lui ferai perdre ainsi du foutre une seconde fois. Je me replacerai ensuite dans son anus; vous me présenterez votre cul au lieu du con qu’elle m’offrait, c’est-à-dire que vous prendrez, comme elle viendra de le faire, sa tête entre vos jambes ; je sucerai le trou de votre cul, comme je viendrai de lui sucer le con, vous déchargerez, j’en ferai autant, pendant que ma main, embrassant le joli petit corps de cette charmante novice, ira lui chatouiller le clitoris pour la faire pâmer également.
DOLMANCÉ : Je voudrais qu’Eugénie me branlât un moment. (Elle le fait.) Oui, c’est cela... un peu plus vite, mon cœur... tenez toujours bien à nu cette tête vermeille, ne la recouvrez jamais... plus vous faites tendre le filet, mieux vous décidez l’érection... il ne faut jamais recalotter le vit qu’on branle... Bon !... préparez ainsi vous- même l’état du membre qui va vous perforer... Voyez-vous comme il se décide ?... Donnez-moi votre langue, petite friponne !... Que vos fesses posent sur ma main droite, pendant que ma main gauche va vous chatouiller le clitoris.
MME DE SAINT-ANGE : Eugénie, veux-tu lui faire goûter de plus grands plaisirs ?
EUGÉNIE : Assurément... je veux tout faire pour lui en donner.
MME DE SAINT-ANGE : Eh bien ! prends son vit dans ta bouche, et suce-le quelques instants.
EUGÉNIE, le fait : Est-ce ainsi ? 
DOLMANCÉ : Ah ! bouche délicieuse ! quelle chaleur !... Elle vaut pour moi le plus joli des culs !... Femmes voluptueuses et adroites, ne refusez jamais ce plaisir à vos amants : il vous les enchaînera pour jamais... Ah ! sacredieu !... foutredieu !...
MME DE SAINT-ANGE : Comme tu blasphèmes, mon ami
DOLMANCÉ : Donnez-moi votre cul, madame... Oui, donnez-le-moi, que je le baise pendant qu’on me suce, et ne vous étonnez point de mes blasphèmes: un de mes plus grands plaisirs est de jurer Dieu quand je bande. Il me semble que mon esprit, alors mille fois plus exalté, abhorre et méprise bien mieux cette dégoûtante chimère ; je voudrais trouver une façon ou de la mieux invectiver, ou de l’outrager davantage; et quand mes maudites réflexions m’amènent à la conviction de la nullité de ce dégoûtant objet de ma haine, je m’irrite et voudrais pouvoir aussitôt réédifier le fantôme, pour que ma rage au moins portât sur quelque chose. Imitez-moi, femme charmante, et vous verrez l’accroissement que de tels discours porteront infailliblement à vos sens. Mais, doubledieu !... je le vois, il faut, quel que soit mon plaisir, que je me retire absolument de cette bouche divine... j’y laisserais mon foutre!... Allons, Eugénie, placez-vous; exécutons le tableau que j’ai tracé, et plongeons-nous tous trois dans la plus voluptueuse ivresse. (L’attitude s’arrange.)
EUGÉNIE : Que je crains, mon cher, l’impuissance de vos efforts ! La disproportion est trop forte.
MME DE SAINT-ANGE : Ménagez-la, Dolmancé ; songez que j’en réponds.
DOLMANCÉ : Branlez-la bien, madame, elle sentira moins la douleur, au reste, tout est dit maintenant : m’y voilà jusqu’au poil.
EUGÉNIE : Oh ! ciel ! ce n’est pas sans peine... Vois la sueur qui couvre mon front, cher ami... Ah ! Dieu ! jamais je n’éprouvai d’aussi vives douleurs !... 
MME DE SAINT-ANGE : Te voilà à moitié dépucelée, ma bonne, te voilà au rang des femmes ; on peut bien acheter cette gloire par un peu de tourment ; mes doigts, d’ailleurs, ne te calment-ils donc point ?
EUGÉNIE : Pourrais-je y résister sans eux !... Chatouille-moi, mon ange... je sens qu’imperceptiblement la douleur se métamorphose en plaisir... Poussez !... poussez !... Dolmancé... je me meurs !
DOLMANCÉ : Ah ! foutredieu ! sacredieu ! tripledieu! changeons, je n’y résisterais pas... Votre derrière, madame, je vous en conjure, et placez-vous sur-le-champ comme je vous l’ai dit. (On s’arrange, et Dolmancé continue.) J’ai moins de peine ici... Comme mon vit pénètre !... Mais ce beau cul n’en est pas moins délicieux, madame !...
EUGÉNIE : Suis-je bien ainsi, Dolmancé ?
DOLMANCÉ : À merveille ! Ce joli petit con vierge s’offre délicieusement à moi. Je suis un coupable, un infracteur, je le sais ; de tels attraits sont peu faits pour mes yeux ; mais le désir de donner à cette enfant les premières leçons de la volupté l’emporte sur toute autre considération. Je veux faire couler son foutre... je veux l’épuiser, s’il est possible... (Il la gamahuche.)
EUGÉNIE : Ah ! vous me faites mourir de plaisir, je n’y puis résister !...
MME DE SAINT-ANGE : Pour moi, je pars !... Ah ! fouts !... fouts !... Dolmancé, je décharge !...
EUGÉNIE : J’en fais autant, ma bonne... Ah ! mon Dieu, comme il me suce !...
MME DE SAINT-ANGE : Jure donc, petite putain !... Jure donc !...
EUGÉNIE : Eh bien, sacredieu ! je décharge ! Je suis dans la plus douce ivresse !...
DOLMANCÉ : Au poste !... au poste, Eugénie ! Je serai la dupe de tous ces changements de main. (Eugénie se replace.) Ah ! bien ! me revoici dans mon premier gîte... montrez-moi le trou de votre cul, madame, que je le gamahuche à mon aise... Que j’aime à baiser un cul que je viens de foutre ! Ah ! faites-le-moi bien lécher, pendant que je vais lancer mon sperme au fond de celui de votre amie... Le croiriez-vous, madame ? il y est entré cette fois-ci sans peine !... Ah ! foutre ! foutre ! vous n’imaginez pas comme elle le serre, comme elle le comprime !... Sacré foutu dieu, comme j’ai du plaisir !... Ah ! c’en est fait, je n’y résiste plus... mon foutre coule... et je suis mort !...
EUGÉNIE : Il me fait mourir aussi, ma chère bonne, je te le jure...
MME DE SAINT-ANGE : La friponne ! comme elle s’y habituera promptement !
DOLMANCÉ : Je connais une infinité de jeunes filles de son âge que rien au monde ne pourrait engager à jouir différemment ; il n’y a que la première fois qui coûte ; une femme n’a pas plutôt tâté de cette manière qu’elle ne veut plus faire autre chose... Oh! ciel! je suis épuisé; laissez-moi reprendre haleine, au moins quelques instants.